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À voir à la télévision le dimanche 18 décembre - Avoir bon nez

André Lavoie   17 décembre 2005  Cinéma
On l'a vu et revu 100 fois chacun et, pourtant, qui se lasse d'entendre les complaintes du goûteur de Cléopâtre, les chansons Quand l'appétit va, tout va et Le Gâteau empoisonné, ou encore la voix stridente d'une reine du Nil mince comme un fil et au nez exagérément effilé? Lorsque le groupe Les Colocs a repris à son compte la célèbre ritournelle sur la confection du non moins célèbre pouding à l'arsenic, personne ne fut surpris de voir ses admirateurs le suivre en choeur.

Astérix et Cléopâtre, réalisé en 1968 par les créateurs de la célèbre bande dessinée, René Goscinny et Albert Uderzo, assistés de Lee Payant, n'a pas pris une ride, sauf peut-être dans le regard de ceux qui ne jurent que par les technologies numériques ou aiment se baigner dans la nostalgie de Walt Disney. C'est toujours la même truculence et la même insolence qui séduisent, avec ces personnages aux accents (quasi) inimitables, celui de l'architecte égyptien, de sa reine adorée ou encore de ces pauvres pirates et de leur charmant perroquet qui goûtent à la médecine — mais pas à la potion magique! — des valeureux Gaulois.

Bien sûr, la raideur du trait, le caractère minimal des toiles de fond et le registre plutôt limité des expressions faciales vont frapper ceux qui ne connaissent pas encore cette

histoire de palais construit à la va-vite (trois mois... ) pour remporter un pari lancé par le snobinard Jules César, qui ne croit plus à la supériorité du peuple égyptien. Mais qu'importe si les techniques semblent aujourd'hui archaïques puisque le film continue de faire rire et d'étonner. Avec le temps, Astérix et Cléopâtre devient une accumulation de scènes d'anthologie — qui n'a pas craqué pour le lion «à l'intelligence zéro» de la reine effectuant quelques pas de danse avant d'aboutir dans son bain de lait? —, un classique du temps des Fêtes pour petits et grands. Surtout pour les grands qui ne veulent pas vieillir trop vite.

Cinéma / Astérix et Cléopâtre
Télé-Québec, 18h30
 
 
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