À voir à la télévision le lundi 12 décembre - La bonne fortune d'un pingre
Savourez l'ironie: l'histoire d'un avaricieux est devenue le plus grand succès de box-office d'un film québécois sur son propre territoire, plus de neuf millions de dollars, de quoi rendre fou ce «sacripant» de Séraphin... Beaucoup ont élaboré bien des théories pour comprendre la fascination du roman de Claude-Henri Grignon, toujours bien vivante à travers ses transformations successives à la radio, à la télé et au cinéma: et si ce n'était que simple nostalgie d'un passé rassurant parce que lointain?
Sous la houlette de Charles Binamé, qui s'y connaissait déjà en chroniques paysannes et en productions luxueuses (Blanche, Marguerite Volant), Séraphin - Un homme et son péché (2002) nous replonge, une fois encore, dans ce Québec de dur labeur et de misère que certains préfèrent oublier. Et on y parvient même avec ce mélodrame, car ce qui émeut ici, ce ne sont pas les sueurs des habitants du village de Sainte-Adèle en 1890, mais les larmes de sa plus belle paroissienne, Donalda Laloge (Karine Vanasse).
Ce qui était un roman dénonciateur en 1933 est désormais un film qui préfère s'attarder sur les tourments amoureux et les vils mensonges d'un petit groupe de Canadiens français, à une époque qui pourrait bien être notre Moyen Âge... Certes, c'est bien la misère qui pousse la pauvre Donalda à épouser le scélérat Séraphin (formidable Pierre Lebeau), ce maire tout-puissant qui prend ses électeurs en otages avec ses prêts à des taux d'intérêts qui font rêver bien des banques canadiennes. Mais cette chère Donalda, par sacrifice (financier), devra tenter d'oublier son bel Alexis (Roy Dupuis, un choix évident), et de devenir la femme de celui que tous détestent. Et comme dans tout bon mélodrame, la musique, signée Michel Cusson, caractérise les personnages, leur destinée, et surtout nous indique, à grands renforts de sensiblerie, l'émotion qu'il faut ressentir. À ce chapitre, Séraphin - Un homme et son péché n'est pas avare d'effets grandiloquents...
Cinéma / Séraphin - Un homme et son péché
Radio-Canada, 19h30
Sous la houlette de Charles Binamé, qui s'y connaissait déjà en chroniques paysannes et en productions luxueuses (Blanche, Marguerite Volant), Séraphin - Un homme et son péché (2002) nous replonge, une fois encore, dans ce Québec de dur labeur et de misère que certains préfèrent oublier. Et on y parvient même avec ce mélodrame, car ce qui émeut ici, ce ne sont pas les sueurs des habitants du village de Sainte-Adèle en 1890, mais les larmes de sa plus belle paroissienne, Donalda Laloge (Karine Vanasse).
Ce qui était un roman dénonciateur en 1933 est désormais un film qui préfère s'attarder sur les tourments amoureux et les vils mensonges d'un petit groupe de Canadiens français, à une époque qui pourrait bien être notre Moyen Âge... Certes, c'est bien la misère qui pousse la pauvre Donalda à épouser le scélérat Séraphin (formidable Pierre Lebeau), ce maire tout-puissant qui prend ses électeurs en otages avec ses prêts à des taux d'intérêts qui font rêver bien des banques canadiennes. Mais cette chère Donalda, par sacrifice (financier), devra tenter d'oublier son bel Alexis (Roy Dupuis, un choix évident), et de devenir la femme de celui que tous détestent. Et comme dans tout bon mélodrame, la musique, signée Michel Cusson, caractérise les personnages, leur destinée, et surtout nous indique, à grands renforts de sensiblerie, l'émotion qu'il faut ressentir. À ce chapitre, Séraphin - Un homme et son péché n'est pas avare d'effets grandiloquents...
Cinéma / Séraphin - Un homme et son péché
Radio-Canada, 19h30
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