À voir à la télévision le mercredi 7 décembre - Approuvé par Yoko
Il y a cinq ans, c'était le 20e. C'est donc le 25e. Ainsi va la mémoire médiatique: par tranches de cinq ans. Ainsi tout le monde s'y met-il cette semaine et commémore l'assassinat de John Lennon, survenu un 8 décembre. Même TQS se fend de quelques heures de programmation, diffusant un documentaire produit pour le cinéma en 1988. Imagine: John Lennon, faut-il préciser, est à ce jour le seul documentaire d'importance consacré à Lennon. Hélas, ajouterais-je, c'est aussi un documentaire souhaité, autorisé et orienté par Yoko Ono, l'officielle veuve Lennon.
Entendez par là que la planète John y tourne autour du soleil Yoko, que les autres Beatles y sont aussi brièvement aperçus que des astéroïdes (aucun n'est interviewé) et que le reste de l'histoire (l'enfance, l'influence du rock'n'roll, la première union, les collaborations avec Harry Nilsson, Bowie ou Elton John) n'y sont que poussière d'étoiles. Le film était quand même événementiel pour les fans: le coffre aux archives personnelles s'ouvrait pour la première fois, et nous nous gavions de ces bouts de métrage inespérés des sessions d'enregistrement de l'album Imagine (John avec Phil Spector harmonisant autour d'un même micro, quelle félicité!), de même que nous découvrions avec délectation le film promotionnel de la chanson A Day In The Life à l'état neuf.
Seulement voilà, le temps a passé, et tous ces bouts de films nous ont été montrés en plus complet et d'un angle moins biaisé ailleurs, le matériel Beatles dans les dix heures de l'Anthology, les sessions d'Imagine dans Gimme Some Truth: The Making of Imagine, et ainsi de suite. De sorte qu'il ne reste plus d'Imagine: John Lennon que l'irritant: la yokomanie ambiante. Ça et les extraits de films de famille de la fin des années 70, encore très émouvants.
Cinéma / Imagine : John Lennon
TQS, 20h
Entendez par là que la planète John y tourne autour du soleil Yoko, que les autres Beatles y sont aussi brièvement aperçus que des astéroïdes (aucun n'est interviewé) et que le reste de l'histoire (l'enfance, l'influence du rock'n'roll, la première union, les collaborations avec Harry Nilsson, Bowie ou Elton John) n'y sont que poussière d'étoiles. Le film était quand même événementiel pour les fans: le coffre aux archives personnelles s'ouvrait pour la première fois, et nous nous gavions de ces bouts de métrage inespérés des sessions d'enregistrement de l'album Imagine (John avec Phil Spector harmonisant autour d'un même micro, quelle félicité!), de même que nous découvrions avec délectation le film promotionnel de la chanson A Day In The Life à l'état neuf.
Seulement voilà, le temps a passé, et tous ces bouts de films nous ont été montrés en plus complet et d'un angle moins biaisé ailleurs, le matériel Beatles dans les dix heures de l'Anthology, les sessions d'Imagine dans Gimme Some Truth: The Making of Imagine, et ainsi de suite. De sorte qu'il ne reste plus d'Imagine: John Lennon que l'irritant: la yokomanie ambiante. Ça et les extraits de films de famille de la fin des années 70, encore très émouvants.
Cinéma / Imagine : John Lennon
TQS, 20h
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