dimanche 22 novembre 2009 Dernière mise à jour 22h25


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

À voir à la télévision le mercredi 30 novembre - Mon royaume pour une jeep

André Lavoie   26 novembre 2005  Cinéma
Une des caractéristiques du cinéma des années 90 fut le règne quasi incontesté d'un scénariste mort à Stratford en 1616. En effet, l'oeuvre de William Shakespeare ne fut jamais autant portée à l'écran qu'à cette époque, grâce entre autres aux bons soins de Kenneth Branagh. Mais un des meilleurs films de cette période foisonnante met en vedette sir Ian McKellen dans le rôle du sanguinaire Richard III.

S'inspirant d'une célèbre mise en scène de Richard Eyre pour le compte du Royal National Theatre de Londres, cette superbe production nous plonge dans une Angleterre des années 30 écrasée par le fascisme — les symboles tirés de l'imagerie nazie sont légion. Le cinéaste Richard Loncraine conserve intact le caractère tristement intemporel de Richard III, ainsi que son climat de violence et de paranoïa. Et celui-ci est nourri par la duplicité de Richard de York, prêt à tout, à mentir comme à tuer, pour s'installer sur le trône. S'il faut pour cela exécuter son frère George (Nigel Hawthorne) et les enfants du roi Edouard IV (John Wood), ou séduire la veuve lady Anne (Kristen Scott Thomas), rien ne saurait l'arrêter. Mais les fantômes de ses victimes n'ont pas dit leur dernier mot, tout comme le futur Henri VII...

Alors que la pièce tient en plus de trois heures, Loncraine et McKellen, agissant aussi comme

scénariste, ont volontairement charcuté plusieurs pans du drame. L'enveloppe très XXe siècle de ce Richard III ne va pas jusqu'à contaminer la langue de Shakespeare, bien que les puristes seront

étonnés d'entendre le perfide souverain au volant d'une jeep qui ne démarre plus lancer: «Un cheval! Mon royaume pour un cheval!» Et alors que, pour des raisons bassement commerciales, ces films shakespeariens ont souvent mélangé acteurs anglais et stars hollywoodiennes, la remarquable distribution de ce Richard III, qui comprend aussi Annette Bening et Robert Downey Jr., contribue à faire de ce drame une belle réussite dans ce paysage Shakespeare très encombré.

Cinéma / Richard III
Historia, 22h






Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Partager
Digg Facebook Twitter Delicious
 

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
Déjà inscrit? Ajoutez votre commentaire ci-dessous

    Connexion




Cet article vous intéresse?
0 réactions
0 votes
 
Recherche complète sur le même sujet


Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel
Choisir mes
infolettres

Articles les plus commentés

Publicité Festival du nouveau cinéma

Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

» En savoir plus
© Le Devoir 2002-2009