À voir à la télévision le lundi 9 mai - Cabaret des émotions humaines
L'amour est un cirque d'émotions. D'entrée de jeu, ces quelques mots projetés à l'écran donnent le ton à Circa, le film signé Bernard Héber (Cine Qua None Films) inspiré de la chorégraphie du même nom de la formation vancouvéroise The Holy Body Tattoo.
Après le duo-duel fulgurant servi en préambule par le tandem chorégraphique que forment Dana Gingras et Noam Gagnon s'ouvre un curieux cirque, entre théâtre, danse et cinéma, ayant pour objet les désirs humains.
Campé dans un décor de cabaret d'époque, Circa a tous les traits d'un film muet, couleurs en plus. Le magicien (Pierre Lebeau) malmène sa femme Lisa (Isabelle Blais), qui rêve d'une vie meilleure. L'action, mimée ou dansée, est ponctuée de petites phrases expliquant son dénouement et entrecoupée de scènes de danse qui révèlent l'ardeur des désirs, tantôt dans leur brutalité, tantôt dans leur sensualité, tantôt dans leur déchéance.
On se laisse vite prendre au jeu un peu caricatural des acteurs, à la superbe photographie et à cette mise en scène loufoque, qui traduit l'univers à la fois sombre et coloré du cirque ainsi que la charge viscérale de la danse. Mais la magnifique chorégraphie se noie un peu dans le traitement parallèle du théâtre et de la danse. Ce que celle-ci esquisse dans un tango librement adapté, tantôt lascif, tantôt conflictuel, souffre parfois de redite dans le jeu et le texte. N'empêche, la danse se prête si bien à l'image qu'on en redemanderait...
Grands spectacles/Circa
Artv, 19h30
Après le duo-duel fulgurant servi en préambule par le tandem chorégraphique que forment Dana Gingras et Noam Gagnon s'ouvre un curieux cirque, entre théâtre, danse et cinéma, ayant pour objet les désirs humains.
Campé dans un décor de cabaret d'époque, Circa a tous les traits d'un film muet, couleurs en plus. Le magicien (Pierre Lebeau) malmène sa femme Lisa (Isabelle Blais), qui rêve d'une vie meilleure. L'action, mimée ou dansée, est ponctuée de petites phrases expliquant son dénouement et entrecoupée de scènes de danse qui révèlent l'ardeur des désirs, tantôt dans leur brutalité, tantôt dans leur sensualité, tantôt dans leur déchéance.
On se laisse vite prendre au jeu un peu caricatural des acteurs, à la superbe photographie et à cette mise en scène loufoque, qui traduit l'univers à la fois sombre et coloré du cirque ainsi que la charge viscérale de la danse. Mais la magnifique chorégraphie se noie un peu dans le traitement parallèle du théâtre et de la danse. Ce que celle-ci esquisse dans un tango librement adapté, tantôt lascif, tantôt conflictuel, souffre parfois de redite dans le jeu et le texte. N'empêche, la danse se prête si bien à l'image qu'on en redemanderait...
Grands spectacles/Circa
Artv, 19h30
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

