À voir à la télévision le mercredi 2 mars - Le temps d'un jeune gitan
On ne sait d'où il vient ni où il va. Le jeune Mondo (Ovidiu Balan) traîne dans les rues de Nice et son principal souci est d'éviter d'être pris entre les griffes de la police. Orphelin, sans-abri, analphabète et gitan, il constitue une cible parfaite, ou plutôt un objet de nuisance qu'il faut à tout prix neutraliser.
D'après un conte de J. M. G. Le Clézio adapté par Tony Gatlif, Mondo évoque le monde de l'enfance mais rarement celui, doré, du cinéma de Walt Disney. La beauté de la ville, baignée par la Méditerranée, contraste avec l'existence précaire du garçon de 10 ans, forcé d'apprendre à survivre et à éviter les pièges que lui tendent les autorités. Dans ses pérégrinations, il fait la connaissance de figures qui incarnent la bonté, la sagesse, le respect. Avec l'aide d'un vieux pêcheur, Mondo apprend à lire; en compagnie d'un sans-abri entouré de colombes, le garçon a la nette impression de retrouver son père. Mais c'est sans doute sa rencontre avec Thi-Chin, une Vietnamienne d'un âge vénérable et d'une générosité débordante, qui saura combler toutes les attentes de cet enfant sans famille, sans domicile fixe.
Cet arrêt dans ce qui ressemble à un petit paradis terrestre sera pourtant de courte durée, la réalité reprenant vite ses droits, forçant Mondo à redevenir le fugitif qu'il est depuis longtemps déjà.
Trop souvent négligé par le cinéma, l'univers de Le Clézio est merveilleusement bien servi par le regard de ce merveilleux vagabond qu'est Tony Gatlif. D'un film à l'autre, il ne cesse de nous faire découvrir la beauté des marginaux, la musique de son peuple de nomades et la richesse de ce bien précieux trop souvent bafoué, celui du monde de l'enfance.
Mondo
Artv, 20h
D'après un conte de J. M. G. Le Clézio adapté par Tony Gatlif, Mondo évoque le monde de l'enfance mais rarement celui, doré, du cinéma de Walt Disney. La beauté de la ville, baignée par la Méditerranée, contraste avec l'existence précaire du garçon de 10 ans, forcé d'apprendre à survivre et à éviter les pièges que lui tendent les autorités. Dans ses pérégrinations, il fait la connaissance de figures qui incarnent la bonté, la sagesse, le respect. Avec l'aide d'un vieux pêcheur, Mondo apprend à lire; en compagnie d'un sans-abri entouré de colombes, le garçon a la nette impression de retrouver son père. Mais c'est sans doute sa rencontre avec Thi-Chin, une Vietnamienne d'un âge vénérable et d'une générosité débordante, qui saura combler toutes les attentes de cet enfant sans famille, sans domicile fixe.
Cet arrêt dans ce qui ressemble à un petit paradis terrestre sera pourtant de courte durée, la réalité reprenant vite ses droits, forçant Mondo à redevenir le fugitif qu'il est depuis longtemps déjà.
Trop souvent négligé par le cinéma, l'univers de Le Clézio est merveilleusement bien servi par le regard de ce merveilleux vagabond qu'est Tony Gatlif. D'un film à l'autre, il ne cesse de nous faire découvrir la beauté des marginaux, la musique de son peuple de nomades et la richesse de ce bien précieux trop souvent bafoué, celui du monde de l'enfance.
Mondo
Artv, 20h
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