À voir à la télévision le mercredi 24 novembre - Deux clochards en amour
Il y aurait un film passionnant à tirer des mésaventures de Léos Carax (de son vrai nom Alex Dupont) lors de la préparation et du tournage de son projet le plus ruineux, celui qui mettra, pendant longtemps, sa carrière entre parenthèses. Aux côtés de Jim Jarmusch et de Wim Wenders, Carax était devenu l'icône du cinéma des années 80, et ce, en l'espace de deux films marquants (Boy Meets Girl et Mauvais sang). Il avait alors l'autorité et la renommée nécessaires pour faire des Amants du Pont-Neuf le film-événement dont il rêvait.
L'événement s'est transformé en cauchemar et Carax a appris, plus durement que d'autres, qu'un malheur n'arrive jamais seul. Entrepris en 1988, le tournage a dû être interrompu à la suite de sérieux dépassements de coûts. Carax voulait bien sûr tourner sur le Pont-Neuf, le plus vieux et le plus célèbre pont de Paris; les autorités municipales furent patientes mais, devant le tumulte, elles retirèrent à Carax le droit de s'en servir comme décor de cinéma. Qu'à cela ne tienne: Carax en élève un, façade de La Samaritaine y comprise, tout près de Montpellier, à un prix que l'on imagine exorbitant. À travers tout cela, Denis Lavant, qui partage l'écran avec la compagne du cinéaste, Juliette Binoche, fait une mauvaise chute et est immobilisé pendant des mois. Un scénariste n'oserait jamais écrire une histoire pareille...
Quelques années plus tard, en 1991, Carax peut enfin mettre le point final à cette histoire d'amour entre un clochard de profession et une nouvelle venue sur ce Pont-Neuf déserté. Romantique, baroque, parfois même frôlant le délire incontrôlé, Les Amants du Pont-Neuf se voulait un sommet dans l'oeuvre de Carax, mais ses excès, qui en ont dérouté plus d'un, allaient forcer Carax à un long silence.
Les Amants du Pont-Neuf
Artv, 20h
L'événement s'est transformé en cauchemar et Carax a appris, plus durement que d'autres, qu'un malheur n'arrive jamais seul. Entrepris en 1988, le tournage a dû être interrompu à la suite de sérieux dépassements de coûts. Carax voulait bien sûr tourner sur le Pont-Neuf, le plus vieux et le plus célèbre pont de Paris; les autorités municipales furent patientes mais, devant le tumulte, elles retirèrent à Carax le droit de s'en servir comme décor de cinéma. Qu'à cela ne tienne: Carax en élève un, façade de La Samaritaine y comprise, tout près de Montpellier, à un prix que l'on imagine exorbitant. À travers tout cela, Denis Lavant, qui partage l'écran avec la compagne du cinéaste, Juliette Binoche, fait une mauvaise chute et est immobilisé pendant des mois. Un scénariste n'oserait jamais écrire une histoire pareille...
Quelques années plus tard, en 1991, Carax peut enfin mettre le point final à cette histoire d'amour entre un clochard de profession et une nouvelle venue sur ce Pont-Neuf déserté. Romantique, baroque, parfois même frôlant le délire incontrôlé, Les Amants du Pont-Neuf se voulait un sommet dans l'oeuvre de Carax, mais ses excès, qui en ont dérouté plus d'un, allaient forcer Carax à un long silence.
Les Amants du Pont-Neuf
Artv, 20h
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

