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France - Michel Serrault au rang de commandeur de l'Ordre national du mérite

1 octobre 2004  Cinéma
Paris — Le ministre français de la Culture, Renaud Donnedieu de Vabres, a élevé hier soir le comédien Michel Serrault au rang de commandeur de l'Ordre national du mérite.

Le ministre a aussi élevé la journaliste et écrivaine Madeleine Chapsal au rang de commandeur de l'Ordre des arts et lettres et fait chevalier de l'Ordre national du mérite la documentariste Michèle Reiser lors d'une cérémonie tenue au ministère de la Culture.

«Vous êtes un monument vivant de notre cinéma et de notre théâtre, que vous le vouliez ou non. Vous faites maintenant partie de notre patrimoine», a déclaré le ministre à l'intention d'un Michel Serrault perplexe, citant Michel Audiard pour qui Serrault était «le plus grand acteur du monde, bien qu'il soit de taille moyenne, qu'il ait une voix quelconque».

M. Donnedieu de Vabres n'a pas manqué de rappeler, au-delà du talent de l'acteur, son engagement de longue date pour la cause des SDF, avec lesquels il passe régulièrement ses réveillons de Noël «sans donner de leçon à quiconque».

«C'est moi qui ai écrit ce discours», n'a pas manqué d'ironiser Michel Serrault, non sans rappeler qu'il n'était «qu'un accessoire au service de tous les réalisateurs talentueux qui lui ont fait confiance».

S'adressant ensuite à Madeleine Chapsal, qui a vu naître L'Express au côté de Jean-Jacques Servan-Schreiber, le ministre a rappelé «son engagement et son talent hors pair», la qualifiant de «mémoire vivante grâce à ses interviews ciselées de Jacques Lacan, Françoise Dolto ou soeur Emmanuelle».

Il a aussi fait allusion à ses talents artistiques, notamment comme illustratrice de livres pour enfants, et plus généralement les livres et la mode, qu'elle aime «immodérément».

Quant à Michèle Reiser, veuve du célèbre dessinateur qui a, selon le ministre, «décomplexé le dessin au plus haut point», le ministre l'a félicitée pour son travail documentaire, notamment sur des sujets longtemps restés tabous, tel le sida ou les maladies mentales.

«Je n'ai pas l'impression d'avoir du mérite à exercer ma passion de réalisatrice, a répondu l'intéressée. C'est chaque jour mon amour pour la nature humaine qui guide mes pas.»
 
 
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