Cinéma - Inégal, étrange et beau
Alors qu'il affichait dans les années 70 et 80 la rébellion de sa propre jeunesse (Les Soeurs Brontë, Hôtel des Amériques, Rendez-vous), le cinéma d'André Téchiné s'est au fil des ans replié vers la lumière naturelle et la transparence formelle. Les Roseaux sauvages, Ma saison préférée, et maintenant Les Égarés, projeté en compétition à Cannes l'an dernier, s'inscrivent dans la progression d'un cinéma qui n'a jamais cessé d'être centré sur les souterrains de l'âme, mais qui au lieu d'y plonger les hisse à la surface.
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