Avec Fahrenheit 9/11, Lions Gate poursuit dans la controverse
4 juin 2004
Cinéma
Vancouver — Les studios indépendants canadiens Lions Gate Films, grâce auxquels le pamphlet Fahrenheit 9/11 du réalisateur Michael Moore sortira cet été sur les écrans nord-américains, se sont creusé une niche en distribuant avec profit des films controversés.
La société basée à Vancouver, sur la côte ouest canadienne, a la réputation de ne pas avoir froid aux yeux, choisissant les films audacieux et provocateurs.
Elle a déjà agacé l'Église catholique, les groupes de défense des droits parentaux aux États-Unis et tant d'autres, à tel point que la perspective de s'en prendre au président américain George W. Bush et au parti républicain ne l'effraie pas.
«Notre première préoccupation est d'apporter le meilleur rendement à nos actionnaires et de présenter des bons films au public», affirme Peter Wilkes, porte-parole de cette société cotée à New York et Toronto.
Selon lui, «toutes les sociétés doivent avoir une responsabilité sociale, mais elles ne devraient pas pour autant avoir peur de montrer des produits qui sont à la marge, qui surprennent».
C'est la troisième fois que Lions Gate récupère ainsi un film de Disney.
En 1999, les studios canadiens acquéraient les droits de la satire religieuse Dogma de Kevin Smith, et deux ans plus tard, ceux de O, un drame violent situé dans un lycée basé sur Othello de William Shakespeare, s'attirant l'animosité tour à tour, des catholiques et des associations de parents américains.
Cette stratégie à contre-courant de Lions Gate, avec également des films comme American Psycho, Le violon rouge ou Amours chiennes, a valu à la société 17 nominations aux Oscars dans les six dernières années, davantage que tout autre studio indépendant — y compris la statuette dorée de la meilleure actrice remportée par Halle Berry dans À l'ombre de la haine en 2002.
La société basée à Vancouver, sur la côte ouest canadienne, a la réputation de ne pas avoir froid aux yeux, choisissant les films audacieux et provocateurs.
Elle a déjà agacé l'Église catholique, les groupes de défense des droits parentaux aux États-Unis et tant d'autres, à tel point que la perspective de s'en prendre au président américain George W. Bush et au parti républicain ne l'effraie pas.
«Notre première préoccupation est d'apporter le meilleur rendement à nos actionnaires et de présenter des bons films au public», affirme Peter Wilkes, porte-parole de cette société cotée à New York et Toronto.
Selon lui, «toutes les sociétés doivent avoir une responsabilité sociale, mais elles ne devraient pas pour autant avoir peur de montrer des produits qui sont à la marge, qui surprennent».
C'est la troisième fois que Lions Gate récupère ainsi un film de Disney.
En 1999, les studios canadiens acquéraient les droits de la satire religieuse Dogma de Kevin Smith, et deux ans plus tard, ceux de O, un drame violent situé dans un lycée basé sur Othello de William Shakespeare, s'attirant l'animosité tour à tour, des catholiques et des associations de parents américains.
Cette stratégie à contre-courant de Lions Gate, avec également des films comme American Psycho, Le violon rouge ou Amours chiennes, a valu à la société 17 nominations aux Oscars dans les six dernières années, davantage que tout autre studio indépendant — y compris la statuette dorée de la meilleure actrice remportée par Halle Berry dans À l'ombre de la haine en 2002.
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