À voir à la télévision le jeudi 3 juin - La musique du destin
Il a perdu l'usage de la vue — on ne sait trop comment d'ailleurs —, mais ses autres sens, et tout particulièrement l'ouïe, lui permettent d'accomplir de petits exploits... tout en lui jouant de bien vilains tours. Car le jeune Khorshid se laisse distraire, et séduire, par toutes les musiques qu'il entend dans la rue, au point de se perdre sur le long chemin qui le mène à son travail chez un luthier tyrannique.
Dans Le Silence, le cinéaste iranien Moshen Makhmalbaf nous sert un conte de son cru, campé dans un petit village du Tadjikistan où il est possible d'entendre résonner un peu partout les premières notes de la 5e Symphonie de Beethoven. C'est du moins l'exploit dont Khorshid est capable, et il brûle d'envie de faire partager cette musique à son entourage.
Pourtant, le garçon, ainsi que sa pauvre mère, ont bien d'autres soucis, car le propriétaire de leur logement va bientôt les évincer s'ils ne paient pas. Khorshid, de plus en plus en retard au travail, ne peut espérer une avance de son patron, ce qui pourrait leur éviter l'humiliation de se retrouver à la rue. Comme un malheur n'arrive jamais seul, et malgré ses supplications, l'accordeur aveugle est expulsé de l'atelier.
Dans une démarche parfois lourde en images symboliques et autres métaphores appuyées, Moshen Makhmalbaf cherche à opposer la dureté de la vie matérielle aux bienfaits de l'art. La musique, ici, sert à élever les âmes au-dessus d'une existence laborieuse, transformant quelques objets du quotidien, dont des chaudrons de métal, en instruments au service du génie de Beethoven. Une magie rendue possible par la grâce et la foi d'un enfant ayant décidé de n'être jamais coupé du monde et d'en célébrer la beauté coûte que coûte.
Le Silence
Télé-Québec, 21h
Dans Le Silence, le cinéaste iranien Moshen Makhmalbaf nous sert un conte de son cru, campé dans un petit village du Tadjikistan où il est possible d'entendre résonner un peu partout les premières notes de la 5e Symphonie de Beethoven. C'est du moins l'exploit dont Khorshid est capable, et il brûle d'envie de faire partager cette musique à son entourage.
Pourtant, le garçon, ainsi que sa pauvre mère, ont bien d'autres soucis, car le propriétaire de leur logement va bientôt les évincer s'ils ne paient pas. Khorshid, de plus en plus en retard au travail, ne peut espérer une avance de son patron, ce qui pourrait leur éviter l'humiliation de se retrouver à la rue. Comme un malheur n'arrive jamais seul, et malgré ses supplications, l'accordeur aveugle est expulsé de l'atelier.
Dans une démarche parfois lourde en images symboliques et autres métaphores appuyées, Moshen Makhmalbaf cherche à opposer la dureté de la vie matérielle aux bienfaits de l'art. La musique, ici, sert à élever les âmes au-dessus d'une existence laborieuse, transformant quelques objets du quotidien, dont des chaudrons de métal, en instruments au service du génie de Beethoven. Une magie rendue possible par la grâce et la foi d'un enfant ayant décidé de n'être jamais coupé du monde et d'en célébrer la beauté coûte que coûte.
Le Silence
Télé-Québec, 21h
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