Moi, Tonya (V.O., s.-t.f. de I, Tonya)

Satire féroce, Moi, Tonya (I, Tonya) revient sur le parcours de la patineuse Tonya Harding. Tombée en disgrâce après que son mari eut commandité une attaque sur sa rivale Nancy Kerrigan, elle plaida coupable à un chef d’entrave à la justice et fut bannie de la compétition. Basée sur des entrevues contradictoires, cette comédie grinçante passe du faux documentaire à la docufiction, la protagoniste interrompant volontiers l’action pour s’adresser au spectateur. Avec un brio narratif impressionnant, pour ne pas dire aveuglant, le film établit que Harding en bava sa vie durant, mais sut toujours se relever. Maltraitée par sa mère (décapante Allison Janney), battue par son époux, mais championne néanmoins, portée aux nues par des fans adorateurs qui la conspuèrent ensuite avec délectation, la voilà qui reparaît, magie du cinéma aidant, comme une héroïne incomprise. Hilarante sur le coup, la démonstration laisse, une fois dissipée l’ivresse du rire, un brin perplexe.

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Horaire en salles

Moi, Tonya (V.O., s.-t.f. de I, Tonya)

★★★ 1/2

Comédie satirique de Craig Gillespie. Avec Margot Robbie, Sebastien Stan, Allison Janney, Paul Walter Hauser, Julianne Nicholson. États-Unis, 2017, 121 minutes.