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    «Hochelaga, terre des âmes» représentera le Canada aux Oscar

    Le film de François Girard représentera le Canada pour la statuette du meilleur film en langue étrangère

    26 septembre 2017 |François Lévesque | Cinéma
    Le producteur de «Hochelaga, terre des âmes», Roger Frappier, en pleine vidéoconférence avec le réalisateur François Girard, qui était à New York lundi
    Photo: Guillaume Levasseur Le Devoir Le producteur de «Hochelaga, terre des âmes», Roger Frappier, en pleine vidéoconférence avec le réalisateur François Girard, qui était à New York lundi

    Les dés sont jetés : c’est le drame historique Hochelaga, terre des âmes qui représentera le Canada dans la course à l’Oscar du meilleur film en langue étrangère. Téléfilm Canada en a fait l’annonce lundi après-midi au Monument-National, à Montréal. Réalisée par François Girard et produite par Roger Frappier dans le cadre des fêtes du 375e de Montréal, cette fresque à grand déploiement entrelace plusieurs époques et récits liés à la fondation de la métropole.

     

    Démarrant de nos jours, l’intrigue voit un affaissement de terrain au stade Percival-Molson dévoiler des siècles d’histoire. Oeuvre ambitieuse, Hochelaga, terre des âmes met en vedette une distribution internationale des plus hétéroclites réunissant, entre autres, Vincent Perez, Raoul Trujillo, Wahiakeron Gilbert, Emmanuel Schwartz, Tanaya Beatty, Sébastien Ricard et Siân Phillips. C’est toutefois le rappeur Samian qui tient le rôle central, celui d’un jeune archéologue mohawk dont les fouilles permettent à la narration multifacettes de se déployer.

     

    « Puisqu’on parle de langue étrangère, c’est quand même important de noter qu’il n’y a pas que le français dans le film. Il y a aussi le mohawk et l’algonquin, qui sont les langues des nations fondatrices de notre peuple, de notre pays. George Wahiakeron, qui est responsable de la renaissance du mohawk dans sa communauté, a travaillé très très fort avec nous. Tout ce que vous entendez de mohawk dans ce film, c’est George qui l’a traduit, qui l’a mis en forme, et il a entraîné les acteurs », a tenu à souligner Girard, joint à New York.

     

    Accueil positif

     

    Présenté en première à Montréal, puis au Festival international du film de Toronto, Hochelaga, terre des âmes a valu de bonnes critiques au cinéaste. « Un beau film arrimé à une structure complexe, plongeant dans la mémoire autochtone, francophone, anglophone aussi. Tout cela sur fond de quête de l’emplacement d’Hochelaga, sur laquelle tous les archéologues se sont cassé les dents », comme l’a écrit la collègue Odile Tremblay.

     

    Même son de cloche du côté de l’influente publication américaine Variety, bible de l’industrie, qui y a vu un retour à la forme pour François Girard. « Hochelaga, terre des âmes s’avère un digne retour aux forces et ambitions de Trente-deux films brefs sur Glenn Gould et Le violon rouge. Comme ces succès d’art et d’essai antérieurs, Hochelaga est structuré de manière astucieuse et mis en scène avec une flamboyance presque affectée, mais récompense néanmoins avec un riche banquet cinématographique. »

     

    Catégorie imprévisible

     

    Or, rien n’est joué, car la catégorie de l’Oscar du Meilleur film en langue étrangère devrait réunir près de 90 films desquels une première sélection, en décembre, dégagera neuf titres. Différents comités issus de l’Académie des arts et des sciences du cinéma visionneront ensuite ceux-ci afin de déterminer quels seront les cinq films finalistes.

     

    Pour le producteur Roger Frappier, c’est à présent une longue campagne de représentation qui s’amorce à Los Angeles, où des projections devront être organisées dans le but de générer un engouement autour du film. À noter que le fondateur de Max Films n’est pas un novice en la matière. Il a en effet produit Le déclin de l’empire américain et Jésus de Montréal, deux des trois films de Denys Arcand à avoir été nommés pour l’Oscar en langue étrangère avant que ne l’emporte Les invasions barbares.

     

    Notoirement imprévisible, cette catégorie réserve souvent des surprises, tant dans ses choix de finalistes que de vainqueurs. La soirée des Oscar se déroulera le dimanche 4 mars.













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