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    Cinéma

    Québec penché sur le sort de l’Impérial

    Le ministère de la Culture a dépêché des inspecteurs pour vérifier l’état des lieux

    19 août 2017 |Odile Tremblay | Cinéma
    Le ministère s’inquiète davantage du bon état de l’édifice patrimonial que de sa dette.
    Photo: Pedro Ruiz Le Devoir Le ministère s’inquiète davantage du bon état de l’édifice patrimonial que de sa dette.

    Après la Ville de Montréal, c’était au tour du ministère de la Culture d’envoyer cette semaine ses inspecteurs au cinéma Impérial pour vérifier l’état des lieux après des coupures d’électricité dans le vieux palace. Le ministère de la Culture, qui n’avait guère montré les dents dans ce dossier jusqu’ici — et sans promettre de s’impliquer plus activement — affiche du moins ses inquiétudes.

     

    « Par la présente, je souhaite m’enquérir de l’état de la situation et être informé des mesures que vous comptez mettre en place afin d’assurer l’entretien du cinéma Impérial », a écrit le ministre Luc Fortin, le 3 août dernier, au propriétaire du palace, Serge Losique, rappelant que tout propriétaire de bien patrimonial classé doit prendre les mesures nécessaires pour sa préservation.

     

    Le courant est rétabli, mais pour combien de temps ?

     

    La dette du propriétaire de l’Impérial à Hydro-Québec serait très importante. Si une partie seulement de la facture a été remboursée, l’État craint que ces coupures ne soient récurrentes. Durant l’hiver, l’état du bâtiment pourrait, le cas échéant, en être altéré. Karl Fillion, porte-parole du ministre, confirme l’envoi de la lettre et le passage des inspecteurs du ministère dans ce joyau centenaire au sort incertain.

     

    « Tout indique que l’Impérial est en bon état, précise Karl Fillion, mais le ministre a écrit à monsieur Losique pour lui rappeler qu’il faut que ça continue. » Dans les cas de négligence, le ministre possède, en principe, un droit d’expropriation.

     

    Plus probablement, le beau cinéma sera appelé à changer de main. L’éventualité d’une vente du palace, afin de permettre à ses créanciers d’éponger une dette hypothécaire de 4,3 millions, n’inquiète pas le ministère, avant tout préoccupé par le bon état de l’édifice patrimonial.

     

    Par ailleurs, on entend dire que des événements comme Cinemania et le Festival du nouveau cinéma pourraient, comme prévu, louer l’Impérial à l’automne, sans se heurter à des portes closes, quel que soit le maître à bord. Il semble que le bâtiment ne soit pas appelé de sitôt à changer de vocation, mais on ignore encore les modalités de ses lendemains.

     

    Au petit bonheur la chance

     

    Le 41e Festival des films du monde, également présidé par Serge Losique, doit s’y dérouler du 24 août au 5 septembre. Il se promet d’étendre sa programmation au Cinéma Dollar dans Notre-Dame-de-Grâce — hors du circuit habituel du festival — et au Cinéma du Parc, mais, dans ces deux derniers cas, encore faut-il que sa direction puisse défrayer les coûts de location des salles.

     

    On comprend mal quelle équipe, bénévole ou pas, l’épaulera, ses collaborateurs habituels ayant refusé de participer à l’aventure de cette édition après le fiasco de la précédente.

     

    Les dévoilements du film d’ouverture, Anna Karenina — The Story of Vronsky, adaptation du roman de Tolstoï par la Russe Karen Shakhnazarov, jeudi prochain, et de 19 titres de longs métrages en compétition (aucun québécois jusqu’ici) avaient été coulés à La Presse le 12 août dernier, sans que la programmation, avec un important volet chinois, ne soit encore disponible sur le site du festival.

     

    Le FFM annonçait vendredi la présence d’un film québécois en première mondiale, hors compétition semble-t-il, Les objets dans le rétroviseur sont plus près qu’ils ne semblent, oeuvre expérimentale de Nils Oliveto, tournée à Rawdon et dans la région de Montréal, mais le volet national s’annonce bien mince.

     

    Les billets ne seront en vente en ligne et au cinéma Impérial que le jour de l’ouverture, le 24 août. Des nuages entourent encore la tenue de ce rendez-vous de cinéphiles, non financé par l’État depuis 2014, qui roule au petit bonheur la chance.













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