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    Le «vrai» conseil des Jedi qui veille sur l’univers Star Wars

    14 juillet 2017 | Frankie Taggart - Agence France-Presse à Los Angeles | Cinéma
    Le contrôle serré de l’univers Star Wars est apprécié des fans et des réalisateurs.
    Photo: Ethan Miller / Getty Images / Agence France-Presse Le contrôle serré de l’univers Star Wars est apprécié des fans et des réalisateurs.

    Ils forment une sorte de conseil des Jedi de la vraie vie — une douzaine de sages — qui du fin fond du quartier général de Lucasfilm à San Francisco, veillent sur Star Wars.

     

    La mission de ce petit groupe d’experts, le « Lucasfilm Story Group » : s’assurer qu’absolument tout est raccord dans chaque film, chaque dessin animé, chaque roman, chaque guide, chaque bande dessinée ou jeu vidéo.

     

    Ces gardiens de la galaxie Star Wars cataloguent méticuleusement tous les aspects de la saga dans une base de données : d’un rebondissement majeur dans un synopsis à un minuscule détail dans les spécifications techniques d’un vaisseau spatial.

     

    « Une bonne partie de ce que nous faisons, et ce que je fais moi, c’est de traiter Star Wars comme un endroit réel avec une vraie histoire », explique Pablo Hidalgo, directeur de création et parfois — inévitablement — surnommé le « Yoda de Lucasfilm », du nom du plus emblématique des chevaliers de l’espace.

     

    « Et ensuite on voit où cela nous mène en termes de nouvelles pistes de scénario », ajoute-t-il.

     

    Le groupe, tous des fans de la première heure, a été assemblé en 2012 quand Disney a acheté Star Wars sur une idée originale de la productrice de légende et alors toute nouvelle patronne de Lucasfilm, Kathleen Kennedy.

     

    Sa première tâche a été d’isoler les strates et strates d’histoires racontées sur tous les supports possibles et imaginables depuis la sortie de la Guerre des étoiles le 25 mai 1977.

     

    De l’ordre

     

    Tout ce corpus rebelle, qui s’était constitué peu à peu en partant du principe qu’il n’y aurait pas de suite aux films, a finalement été rassemblé sous la bannière Star Wars Legend pour libérer les scénaristes des films à venir de ce boulet narratif.

     

    Et à partir de là tout ce qui a trait à l’opéra spatial le plus lucratif du monde (les films, les dessins animés Clone Wars et Rebels, etc.) doit être approuvé par le groupe et devient le canon.

     

    « Quand il est devenu clair que nous allions réaliser un Episode VII et que l’histoire que George [Lucas] a lancé était clairement différente de la galaxie décrite dans les livres, nous nous sommes dits ‘mettons tout cela en ordre’ », a expliqué Pablo Hidalgo, lors d’une journée presse cette semaine à Los Angeles.

     

    Depuis 2014, les gardiens du temple ont ainsi pu fournir aux scénaristes, auteurs de B.D. et jusqu’aux concepteurs des parcs à thème une tonne de détails, l’assurance de la fidélité des dialogues et des détails les plus obscurs.

     

    Carrie Beck, qui est chargée des relations entre Rebels, le dessin animé et Rogue One le film, a souligné combien il était important de s’assurer que toutes ces franchises fonctionnaient bien ensemble mais pouvaient aussi s’apprécier individuellement.

     

    Omniscient

     

    « Nous réfléchissons à la manière dont les [personnages] sont incorporés à la narration d’une manière qui soit fidèle à leur passé », a-t-elle expliqué.

     

    Ce contrôle de l’univers Star Wars, qui n’est pas sans rappeler la poigne de fer de l’Empereur, est pourtant apprécié des fans et des réalisateurs.

     

    De fait, la dernière chose que vous avez envie de voir dans votre roman Star Wars c’est Chewbacca — le grand wookiee poilu — remporter un concours de claquettes alors que des années auparavant il avait été établi dans un jeu vidéo qu’il dansait comme un manche.

     

    Pour autant le groupe n’est pas totalement fermé au monde extérieur et ses membres travaillent avec les scénaristes et les réalisateurs pour essayer de trouver de nouvelles idées.

     

    Et ça marche parfois. Ainsi, Rogue One a été proposé par John Knoll, un gourou des effets spéciaux, et accepté.

     

    « Ce n’est pas comme si nous leur disions quelle histoire raconter, mais ensemble nous trouvons l’histoire qu’ils ont envie de raconter », souligne Pablo Hidalgo.

     

    « Et comme nous sommes le noeud de communication de toute cette activité créative, nous voyons tout, nous partageons tout et nous nous assurons que nous sommes tous synchro ».













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