«Un 32 août sur terre» retourne à Cannes

Un «32 août sur terre», avec Pascale Bussières et Alexis Martin, a été tourné il y a 20 ans dans le Mile-End et à Salt Lake City.
Photo: France Film Un «32 août sur terre», avec Pascale Bussières et Alexis Martin, a été tourné il y a 20 ans dans le Mile-End et à Salt Lake City.

Le tout premier long métrage de Denis Villeneuve, Un 32 août sur terre, a été retenu dans la section Cannes Classics, consacrée à des films jugés importants ayant bénéficié d’une restauration. C’est Thierry Frémaux, délégué général du Festival, qui a confirmé que le film du cinéaste québécois sera projeté sur la plage à Cannes, le samedi 27 mai, à 21 h 30. Éléphant : mémoire du cinéma québécois a procédé à la restauration du film.

 

Pour mémoire, Un 32 août sur terre, une date impossible donnant le ton au film, conte les pérégrinations romantico-existentielles d’une jeune femme (Pascale Bussières) sortie indemne d’un grave accident et qui, remettant tout en question, demande à un vieil ami (Alexis Martin) de lui faire un enfant. Proposition qu’accepte ce dernier, exigeant toutefois que la conception ait lieu dans le désert.

Photo: France Films Depuis «Un 32 août sur terre», la notoriété de Denis Villeneuve (qu'on voit ici entouré de Pascale Bussières et Alexis Martin) n’a fait que croître.
 

« Je suis sincèrement touché par cette invitation de Thierry Frémaux, que je reçois comme une marque d’affection de Cannes envers mon premier film. Je remercie aussi Éléphant d’avoir restauré Un 32 août sur terre, tourné il y a 20 ans dans le Mile-End de Montréal et à Salt Lake City, et de lui permettre d’être présenté une deuxième fois sur la Croisette », a déclaré Denis Villeneuve en marge de l’annonce.

 

Comme l’évoque le cinéaste, c’est effectivement la seconde fois qu’Un 32 août sur terre fait ce voyage puisque le film avait été sélectionné dans la section Un certain regard, en 1998.

 

Depuis ce temps, la notoriété de Denis Villeneuve, comme on le sait, n’a fait que croître au gré de films de plus en plus virtuoses. Courtisé par Hollywood après le triomphe mondial d’Incendies, le cinéaste y a réalisé des oeuvres puissantes : Prisoners, Sicario et Arrival. Lesquelles lui ont permis de se voir confier la réalisation d’un rêve : celui de réaliser la suite du chef-d’oeuvre Blade Runner, à l’affiche le 6 octobre.

 

Mais déjà, Denis Villeneuve est à pied d’oeuvre en vue de réaliser un autre fantasme cinématographique, au moins aussi ambitieux que le précédent, sinon plus : la mise en scène d’une adaptation du roman culte Dune, de Frank Herbert.

 

Et de trois pour Éléphant

 

Du côté d’Éléphant : mémoire du cinéma québécois, on se réjouit, signalant qu’il s’agit de la troisième fois en seulement quatre années qu’un film restauré par eux est sélectionné à Cannes Classics, après Léolo, en 2014, et Les ordres, en 2015.

 

Initiative philanthropique de Pierre Karl Péladeau financée par Québecor, Élephant : mémoire du cinéma québécois s’est donné pour mandat de restaurer et numériser tout le patrimoine cinématographique québécois, rendant à ce jour quelque 225 titres disponibles à la vidéo sur demande de même que sur iTunes dans tous les pays où la langue officielle est soit l’anglais, soit le français.

 

« Québecor ne tire aucun avantage pécuniaire de ces opérations. À l’exception d’un montant minimal pour couvrir une partie des frais d’exploitation de la plateforme, la totalité des revenus de la diffusion de ces films est reversée aux détenteurs des droits et aux créateurs du cinéma québécois », rappelle-t-on chez Éléphant.

 
  • Lise Bélanger - Abonnée 11 mai 2017 11 h 02

    Grand merci à P-K Péladeau.

  • Louis-Dominic Bertrand - Abonné 11 mai 2017 11 h 39

    Cannes Classics...

    Évidemment, «Les Classiques de Cannes» ou «Les Classiques du Festival», ça convenait pas...

    • Gilles Théberge - Abonné 11 mai 2017 13 h 06

      Mais non voyons!

      C'est en France, soyez sérieux.

  • Robert Morin - Abonné 12 mai 2017 10 h 28

    Bravo à Éléphant...

    ...une initiative vraiment louable pour la diversité culturelle par la préservation de notre fragile identité de francophones d'Amérique! Espérons que Denis Villeneuve parviendra à rester lui-même en tant que cinéaste maintenant exilé chez les Étatsuniens...