La vie après les oscars
Personne n'ose véritablement mesurer l'impact d'un tel prix sur la carrière internationale des Invasions barbares
Retombées immédiates pour Les Invasions barbares au lendemain de la soirée des oscars: le distributeur va doubler le nombre de copies du film en circulation dans les salles québécoises.
«Tant qu'il y aura une demande, le film continuera à circuler, de dire Chantale Pagé, porte-parole chez Alliance, le distributeur canadien du film. Un Oscar, c'est la consécration suprême qui amène une ouverture sur le monde.»
Mais personne n'ose véritablement mesurer l'impact d'un tel prix sur la carrière internationale du film, qui est déjà distribué dans 65 pays.
À tout le moins, «cela indique à plusieurs Américains qu'il existe au Québec une cinématographie à laquelle il faut être attentif», de dire Pierre Curzi, un des comédiens du film.
Comme président de l'Union des artistes, Pierre Curzi a souvent à défendre la spécificité du Québec devant le rouleau compresseur d'Hollywood. «Il arrive que je déteste le pouvoir hollywoodien, dit-il, mais, en même temps, un Oscar, c'est une véritable consécration. Je suis incapable d'être cynique envers ce prix, qui est aussi une source de fierté, et une fierté envers notre propre modèle de soutien aux arts qui donne de si bons résultats.»
Denys Arcand et la productrice Denise Robert recevaient hier de nombreuses lettres de félicitations, dont celle du premier ministre Jean Charest ainsi que de la ministre de la Culture Line Beauchamp, qui estime que cette «consécration internationale met en lumière l'importance de promouvoir la diversité culturelle».
Au Canada anglais, Wayne Clarkson, directeur du Centre du film canadien à Toronto, déclarait par ailleurs que «encore une fois, le Québec a établi des standards auxquels la production canadienne-anglaise devra être mesurée».
Au Québec, Les Invasions barbares ne cessent de connaître de nouvelles carrières. Au plus fort de son lancement, en mai dernier, 127 copies circulaient en français sur le territoire. Le film doit être lancé en juin prochain en vidéo, mais le distributeur en a relancé 42 copies en salles au début février. Alors que 13 copies sont actuellement disponibles au Québec, Alliance en mettra 35 en circulation vendredi prochain.
Le film a été présenté la semaine dernière sur 50 écrans aux États-Unis.
S'il est un homme qui peut comprendre ce que Denys Arcand vit aujourd'hui c'est bien Frédéric Back, puisque le réalisateur de films d'animation avait remporté deux oscars dans sa carrière, l'un pour Crac! en 1982, l'autre pour L'homme qui plantait des arbres en 1988, deux films qui avaient été produits par Radio-Canada.
Frédéric Back a indiqué au Devoir que les deux statuettes lui avaient permis de mieux diffuser son message, axé sur la reconnaissance du patrimoine et la préservation de la nature. «L'Oscar reçu pour Crac! m'a permis de faire L'homme qui plantait des arbres, un film auquel peu de gens croyaient. Il y a eu un effet d'entraînement sur mes autres films réalisés auparavant, qui ont été distribués un peu partout. Et le deuxième Oscar m'a clairement permis de réaliser Le fleuve aux grandes eaux, alors que Radio-Canada voulait fermer son studio d'animation», dit-il.
Frédéric Back se souvient d'ailleurs que «autant la soirée des oscars est une grande fête du cinéma avec des manifestations de joie, autant c'est aussi une soirée très dramatique où l'on voit des gens qui jouent leur carrière et qui sont découragés de perdre».
«Tant qu'il y aura une demande, le film continuera à circuler, de dire Chantale Pagé, porte-parole chez Alliance, le distributeur canadien du film. Un Oscar, c'est la consécration suprême qui amène une ouverture sur le monde.»
Mais personne n'ose véritablement mesurer l'impact d'un tel prix sur la carrière internationale du film, qui est déjà distribué dans 65 pays.
À tout le moins, «cela indique à plusieurs Américains qu'il existe au Québec une cinématographie à laquelle il faut être attentif», de dire Pierre Curzi, un des comédiens du film.
Comme président de l'Union des artistes, Pierre Curzi a souvent à défendre la spécificité du Québec devant le rouleau compresseur d'Hollywood. «Il arrive que je déteste le pouvoir hollywoodien, dit-il, mais, en même temps, un Oscar, c'est une véritable consécration. Je suis incapable d'être cynique envers ce prix, qui est aussi une source de fierté, et une fierté envers notre propre modèle de soutien aux arts qui donne de si bons résultats.»
Denys Arcand et la productrice Denise Robert recevaient hier de nombreuses lettres de félicitations, dont celle du premier ministre Jean Charest ainsi que de la ministre de la Culture Line Beauchamp, qui estime que cette «consécration internationale met en lumière l'importance de promouvoir la diversité culturelle».
Au Canada anglais, Wayne Clarkson, directeur du Centre du film canadien à Toronto, déclarait par ailleurs que «encore une fois, le Québec a établi des standards auxquels la production canadienne-anglaise devra être mesurée».
Au Québec, Les Invasions barbares ne cessent de connaître de nouvelles carrières. Au plus fort de son lancement, en mai dernier, 127 copies circulaient en français sur le territoire. Le film doit être lancé en juin prochain en vidéo, mais le distributeur en a relancé 42 copies en salles au début février. Alors que 13 copies sont actuellement disponibles au Québec, Alliance en mettra 35 en circulation vendredi prochain.
Le film a été présenté la semaine dernière sur 50 écrans aux États-Unis.
S'il est un homme qui peut comprendre ce que Denys Arcand vit aujourd'hui c'est bien Frédéric Back, puisque le réalisateur de films d'animation avait remporté deux oscars dans sa carrière, l'un pour Crac! en 1982, l'autre pour L'homme qui plantait des arbres en 1988, deux films qui avaient été produits par Radio-Canada.
Frédéric Back a indiqué au Devoir que les deux statuettes lui avaient permis de mieux diffuser son message, axé sur la reconnaissance du patrimoine et la préservation de la nature. «L'Oscar reçu pour Crac! m'a permis de faire L'homme qui plantait des arbres, un film auquel peu de gens croyaient. Il y a eu un effet d'entraînement sur mes autres films réalisés auparavant, qui ont été distribués un peu partout. Et le deuxième Oscar m'a clairement permis de réaliser Le fleuve aux grandes eaux, alors que Radio-Canada voulait fermer son studio d'animation», dit-il.
Frédéric Back se souvient d'ailleurs que «autant la soirée des oscars est une grande fête du cinéma avec des manifestations de joie, autant c'est aussi une soirée très dramatique où l'on voit des gens qui jouent leur carrière et qui sont découragés de perdre».
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