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    Festival du nouveau cinéma

    Les films à ne pas manquer

    11 octobre 2016 |Odile Tremblay | Cinéma
    Image tirée du long-métrage d'Olivier Asselin «Le cyclotron»
    Photo: Source Festival du nouveau cinéma Image tirée du long-métrage d'Olivier Asselin «Le cyclotron»

    Alors que le Festival du nouveau cinéma poursuit son cours jusqu’au 16 octobre, voici une sélection de quelques titres en relief ici et là dans la grille horaire que Le Devoir a visionnée.


    Daguerréotype, le secret de la chambre noire de Kiyoshi Kurosawa

     

    Le cinéaste nippon de Tokyo Sonata et de Kairo s’est offert un tournage français avec une excellente distribution : Olivier Gourmet, Tahar Rahim, Constance Rousseau et Mathieu Amalric. Cette oeuvre hypnotique joue d’angoisse comme d’un violon à travers un personnage de photographe qui utilise la technique du daguerréotype et immobilise sa fille pour lui faire garder longtemps la pose, dans une vieille demeure hantée et toxique, où son nouvel assistant se révolte. Une lancinante incursion dans l’intermonde entre vie et mort avec griffe japonaise et repères temporels en déroute.

     

    76 minutes 15 seconds with Abbas Kiarostami de Seifollah Samadian

     

    Le cinéaste du Goût de la cerise et d’Au travers les oliviers, maître du septième art iranien disparu en juillet dernier, ne pouvait revivre à travers un documentaire classique. Directeur photo et collaborateur de la première heure, Seifollah Samadiannous livre à l’opposé un album souvenir en fragments, touchant, intime, à travers des voyages et des tournages effectués de concert. Sur les routes iraniennes, comme en Italie, auprès d’acteurs retrouvés, mais aussi du complice Jafar Panahi, le Kiarostami poète, photographe et cinéaste pose un regard sur l’art et la fugacité de la vie qui captive et émeut.

     

    Maudite poutine de Karl Lemieux

     

    Avec ce film lancé à Venise, Karl Lemieux, chantre du cinéma expérimental (The Bridge, Passage, etc.) livre un ovni : oeuvre en 16 mm, tournée en noir et blanc. Avec le duo d’acteurs Jean-Simon Leduc et Martin Dubreuil, Maudite poutine montre les retrouvailles de deux frères à la campagne. Celui qui vit en ville, après un coup de drogue foireux, revient se mettre à l’ombre de ses racines. Sous violence rurale, ce film d’une grande beauté formelle, images et musique, repose sur une trame assez mince.

     

    The End de Guillaume Nicloux

     

    Dans ce film décevant, qui sent le déjà-vu, après le plus original Valley of Love, Nicloux redonne la vedette à Gérard Depardieu, dans une forêt mi-rêvée, mi-réelle où les scorpions et les blattes se matérialisent et où l’homme égaré perd pied. Oeuvre hallucinatoire à rapprocher de certains films de Gus Van Sant, The End est porté par l’innocence fragile de Depardieu, mais le fil d’Ariane du scénario s’égare à tout moment.

     

    The Giant de Johannes Nyholm

     

    Le cinéaste suédois réputé pour ses courts métrages déjantés et provocateurs réalise, avec son premier long métrage, The Giant, une fable magique et émouvante sur un homme-éléphant qui rêve de devenir champion de pétanque pour retrouver la mère qui l’a rejeté. Hors des chemins du misérabilisme et de la sinistrose, le film, avec des séquences oniriques délicieuses, une humanité, mais aussi un humour et une vraie grâce, s’envole, là où Spielberg, avec son Bon gros géant, restait au sol. Comme quoi tout n’est pas toujours affaire de moyens…

      

    Sieranevada de Cristi Puiu

     

    Cristi Puiu (La mort de Dante Lazarescu) livre avec Sieranevada une satire de la Roumanie à travers un huis clos familial gratiné, brillant et désopilant. L’action se déroule quelques jours après l’attentat de Charlie Hebdo, alors que la famille élargie, autour du héros, un docteur en médecine qui s’arrange avec le système (Mimi Bränescu, impeccable), vient commémorer la mort du père dans un appartement trop petit. Grand film de dialogues assortis de gags visuels (en prime, des choeurs orthodoxes magnifiques), c’est à travers une folle galerie de personnages en dispute — de la vieille nostalgique du régime de Ceaucescu à l’abonné de la théorie du complot lors des attentats du 11 septembre — que la mosaïque de désenchantement national et occidental, par-delà de rares écarts sentimentaux plus appuyés, trouve son imposant motif.

      

    Le cyclotron d’Olivier Asselin

     

    Huit ans après Un capitalisme sentimental, Olivier Asselin, le cinéaste de La liberté d’une statue, remet le couvert avec un film où la science-fiction et l’histoire se réinventent souvent en noir et blanc (superbe caméra) sur fond d’espionnage et d’amour menacé durant la Seconde Guerre mondiale. Sans concessions, avec la volonté de tirer le cinéma québécois vers le haut, Le cyclotron est une oeuvre de résistance qui oppose la complexité et l’intelligence à la facilité des formules, quitte à maintenir le spectateur dans un univers cérébral, où il risque parfois de perdre pied.

     

    Wapikoni

     

    À ne pas oublier vendredi, pour la première fois à L’Impérial, l’édition annuelle du Wapikoni mobile. Au menu : 14 courts métrages originaux d’artistes des Premières nations d’ici et d’ailleurs, en présence de plusieurs cinéastes. Un prix coup de coeur sera remis par vote public.













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