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    «Chiens de guerre»: presque vrai

    20 août 2016 |François Lévesque | Cinéma
    Miles Teller et Jonah Hill incarnent des trafiquants d’armes.
    Photo: Warner Bros Miles Teller et Jonah Hill incarnent des trafiquants d’armes.
    Cinéma
    Chiens de guerre (V.F. de War Dogs)
    ★★ 1/2
    États-Unis, 2016, 114 minutes. Drame de Todd Phillips. Avec Miles Teller, Jonah Hill, Ana de Armas, Bradley Cooper, Kevin Pollack.

    Le 16 mars 2011, le magazine Rolling Stone publiait un article relatant comment deux jeunes fêtards étaient parvenus à décrocher un des plus importants contrats d’armement de l’histoire des États-Unis. Avant d’être condamnés pour fraude et complot, Efraim Diveroli, 23 ans, et David Packouz, 26 ans, ont réussi à se hisser — brièvement — au sommet du très lucratif marché de la vente d’armes. Inspiré par ledit article, Chiens de guerre propose un portrait un peu beaucoup fictif des deux larrons.

     

    David, un massothérapeute sans le sou, vient d’apprendre qu’il sera papa. Reparaît alors Efraim, un ami d’enfance perdu de vue qui traficote dans la revente d’armes en ligne. Or, Efraim a de grandes ambitions pour lui et pour son vieux pote.

     

    Son plan : profiter de ce que, sous le gouvernement Bush fils, tous les contrats d’armement font l’objet d’appels d’offres publics. Les gros joueurs remportent les gros contrats, mais comme le relève Efraim, même les miettes valent des millions.

     

    Failles exacerbées

     

    Chiens de guerre souhaite surtout révéler comment le système, par hypocrisie, engendre lui-même des personnages sans scrupule comme David et Efraim.

     

    « On est là pour faire des affaires avec des types louches avec qui le Pentagone ne peut pas traiter directement », résume Efraim, un Jonah Hill d’une belle fatuité. Miles Teller est plus effacé, mais juste néanmoins dans le rôle de David.

     

    La démonstration est assez fascinante. Le récit l’est moins, malgré une réalisation enlevée. Mal fichu, le troisième acte traîne, exacerbant toutes les failles du scénario, qu’il s’agisse de l’issue prévisible de la relation entre les deux partenaires, des clichés qui émaillent la vie personnelle de David, ou encore de la nature inutilement explicative de la narration de ce dernier.

     

    Le film y perd, pour demeurer dans les images canines, son mordant.

    Chiens de guerre (V.F. de Dogs of War)
    ★★ 1/2
    États-Unis, 2016, 114 minutes. Drame de Todd Phillips. Avec Miles Teller, Jonah Hill, Ana de Armas, Bradley Cooper, Kevin Pollack.












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