Montréal perd un tournage de 20 millions $US au profit de Vancouver
Montréal n'accueillera pas le tournage de Dramarama, une comédie produite par Warner Brothers et qui devait, selon toute vraisemblance, être tournée dans la métropole avec un budget d'environ 20 millions $US. Les producteurs de ce film mettant en vedette Lindsay Lohan et Eric Lloyd ont plutôt choisi de tourner à Vancouver.
Brian Baker, agent d'affaires au Syndicat des techniciens et de vidéos du Québec (STCVQ), affirme que, si Warner Brothers était intéressé par Montréal, cela ne veut pas dire pour autant que le studio «avait pris une décision finale à cet égard. En somme, on n'a pas perdu un film, contrairement à ce qui a été dit à Radio-Canada. C'était une sérieuse possibilité qu'on le fasse, c'est tout».
Comme Le Devoir l'expliquait avant Noël, un conflit entre l'Association des producteurs de films et de télévision du Québec (APFTQ) et les producteurs étrangers menace la production de certains films américains au Québec.
L'APFTQ souhaite obtenir sa pleine reconnaissance en tant que seul interlocuteur de la province auprès des producteurs étrangers. Elle deviendrait ainsi centrale dans la négociation des contrats de travail avec les syndicats d'artistes. Or les studios américains menaçaient de ne plus venir au pays si une telle reconnaissance était accordée à l'APFTQ. Mais selon Daniel Bissonnette, commissaire au Bureau du cinéma de Montréal, «cette situation est à la veille de se régler» pour le mieux.
Est-ce ce conflit en germe qui explique le choix de Vancouver par les producteurs de Dramarama? «C'est loin d'être clair», pense le Bureau du cinéma de Montréal.
À en croire le Syndicat des techniciens, la réalité du milieu penche plus pour une explication d'ordre économique que politique. «Désormais, les studios produisent des budgets comparatifs. Qui est le moins cher? La Ville de Montréal fait beaucoup d'efforts, mais si le studio veut vraiment tourner son film à Vancouver, dans l'arrière-cour de Los Angeles, on n'y peut pas grand-chose, honnêtement.»
À la STCVQ, Brian Baker souligne par ailleurs que «59 dossiers sont ouverts pour des projets de tournage», ce qui montre un intérêt réel, à un degré ou à un autre, pour réaliser des films à Montréal.
Le Bureau du cinéma dit pour sa part se pencher activement sur 28 projets de films étrangers. Pour la plupart, ces films comptent sur des budgets qui oscillent entre 20 et 25 millions $US. Parmi eux, le commissaire Daniel Bissonnette affirme qu'une décision pourrait être prise très bientôt dans le cas d'au moins neuf projets.
Un seul film américain a cependant confirmé son tournage à Montréal pour 2004: The Jacket, un thriller mettant en vedette Adrien Brody, bien connu depuis son rôle oscarisé dans Le Pianiste. Le tournage doit débuter très bientôt dans les rues de la métropole ainsi qu'en Écosse. The Jacket raconte l'histoire d'un vétéran psychiatrisé de la guerre du Golfe. Depuis 2001, Montréal a accueilli 35 tournages étrangers.
Brian Baker, agent d'affaires au Syndicat des techniciens et de vidéos du Québec (STCVQ), affirme que, si Warner Brothers était intéressé par Montréal, cela ne veut pas dire pour autant que le studio «avait pris une décision finale à cet égard. En somme, on n'a pas perdu un film, contrairement à ce qui a été dit à Radio-Canada. C'était une sérieuse possibilité qu'on le fasse, c'est tout».
Comme Le Devoir l'expliquait avant Noël, un conflit entre l'Association des producteurs de films et de télévision du Québec (APFTQ) et les producteurs étrangers menace la production de certains films américains au Québec.
L'APFTQ souhaite obtenir sa pleine reconnaissance en tant que seul interlocuteur de la province auprès des producteurs étrangers. Elle deviendrait ainsi centrale dans la négociation des contrats de travail avec les syndicats d'artistes. Or les studios américains menaçaient de ne plus venir au pays si une telle reconnaissance était accordée à l'APFTQ. Mais selon Daniel Bissonnette, commissaire au Bureau du cinéma de Montréal, «cette situation est à la veille de se régler» pour le mieux.
Est-ce ce conflit en germe qui explique le choix de Vancouver par les producteurs de Dramarama? «C'est loin d'être clair», pense le Bureau du cinéma de Montréal.
À en croire le Syndicat des techniciens, la réalité du milieu penche plus pour une explication d'ordre économique que politique. «Désormais, les studios produisent des budgets comparatifs. Qui est le moins cher? La Ville de Montréal fait beaucoup d'efforts, mais si le studio veut vraiment tourner son film à Vancouver, dans l'arrière-cour de Los Angeles, on n'y peut pas grand-chose, honnêtement.»
À la STCVQ, Brian Baker souligne par ailleurs que «59 dossiers sont ouverts pour des projets de tournage», ce qui montre un intérêt réel, à un degré ou à un autre, pour réaliser des films à Montréal.
Le Bureau du cinéma dit pour sa part se pencher activement sur 28 projets de films étrangers. Pour la plupart, ces films comptent sur des budgets qui oscillent entre 20 et 25 millions $US. Parmi eux, le commissaire Daniel Bissonnette affirme qu'une décision pourrait être prise très bientôt dans le cas d'au moins neuf projets.
Un seul film américain a cependant confirmé son tournage à Montréal pour 2004: The Jacket, un thriller mettant en vedette Adrien Brody, bien connu depuis son rôle oscarisé dans Le Pianiste. Le tournage doit débuter très bientôt dans les rues de la métropole ainsi qu'en Écosse. The Jacket raconte l'histoire d'un vétéran psychiatrisé de la guerre du Golfe. Depuis 2001, Montréal a accueilli 35 tournages étrangers.
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