Cinéma québécois - Une année faste
22 décembre 2003
Cinéma
Québec — On peut difficilement imaginer une année plus faste pour le cinéma québécois que celle qui s'achève, à telle enseigne qu'il s'agit certainement du fait majeur du Québec culturel en 2003.
Augmentation des budgets gouvernementaux, production imposante et diversifiée, nouvelle cuvée de réalisateurs prometteurs, fréquentation en salles record, critique élogieuse, participation à de nombreux festivals internationaux, prix prestigieux à la pelle, avec, en prime, la rumeur d'une nomination aux prochains Oscars... on dirait bien que tout se met en place pour célébrer la naissance — certains diront «enfin!», après des décennies de tâtonnements — d'un véritable cinéma national. On n'en est plus à se demander si on aime ou pas le cinéma fabriqué au Québec. Sa qualité n'est plus à démontrer — il serait trop long de faire la liste des prix reçus cette année de par le monde — et le public est au rendez-vous.
Elle est donc bien révolue l'époque où cinéma québécois rimait avec «succès confidentiel» et échec financier. Cette année, plusieurs films ont fait sonner le tiroir-caisse, en se remplissant de millions de dollars de recettes, dont Séraphin: Un homme et son péché (huit millions de dollars), de Charles Binamé, La Grande séduction (sept millions), de Jean-François Pouliot, et Les Invasions barbares (six millions), de Denys Arcand, véritable locomotive du film québécois en 2003.
Phénomène nouveau: malgré toute sa notoriété, le film d'Arcand n'a pas pour autant éclipsé d'autres oeuvres. Au Québec, l'embarras du choix a remplacé «le» succès de l'année. Québec-Montréal, Mambo Italiano, Nez rouge, La Face cachée de la lune, Gaz Bar Blues, Sur le seuil sont autant de films qui ont contribué à forger le nouveau visage — de plus en plus complexe — du cinéma québécois.
La cuvée 2004 devrait aussi réserver de belles surprises. Parmi les tournages en cours ou annoncés, notons le premier long métrage de Guy A. Lepage, Camping sauvage, Monica la mitraille et un remake d'Aurore l'enfant martyre.
Augmentation des budgets gouvernementaux, production imposante et diversifiée, nouvelle cuvée de réalisateurs prometteurs, fréquentation en salles record, critique élogieuse, participation à de nombreux festivals internationaux, prix prestigieux à la pelle, avec, en prime, la rumeur d'une nomination aux prochains Oscars... on dirait bien que tout se met en place pour célébrer la naissance — certains diront «enfin!», après des décennies de tâtonnements — d'un véritable cinéma national. On n'en est plus à se demander si on aime ou pas le cinéma fabriqué au Québec. Sa qualité n'est plus à démontrer — il serait trop long de faire la liste des prix reçus cette année de par le monde — et le public est au rendez-vous.
Elle est donc bien révolue l'époque où cinéma québécois rimait avec «succès confidentiel» et échec financier. Cette année, plusieurs films ont fait sonner le tiroir-caisse, en se remplissant de millions de dollars de recettes, dont Séraphin: Un homme et son péché (huit millions de dollars), de Charles Binamé, La Grande séduction (sept millions), de Jean-François Pouliot, et Les Invasions barbares (six millions), de Denys Arcand, véritable locomotive du film québécois en 2003.
Phénomène nouveau: malgré toute sa notoriété, le film d'Arcand n'a pas pour autant éclipsé d'autres oeuvres. Au Québec, l'embarras du choix a remplacé «le» succès de l'année. Québec-Montréal, Mambo Italiano, Nez rouge, La Face cachée de la lune, Gaz Bar Blues, Sur le seuil sont autant de films qui ont contribué à forger le nouveau visage — de plus en plus complexe — du cinéma québécois.
La cuvée 2004 devrait aussi réserver de belles surprises. Parmi les tournages en cours ou annoncés, notons le premier long métrage de Guy A. Lepage, Camping sauvage, Monica la mitraille et un remake d'Aurore l'enfant martyre.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

