Une œuvre tout en kaléidoscope

Fred Pellerin
Photo: Annik MH De Carufel Le Devoir Fred Pellerin

Fin octobre, le conteur et auteur Fred Pellerin s’est fait offrir en primeur par Le Devoir de regarder le documentaire Un 30 mai ici-bas. La sensibilité de l’un ne pouvait que rencontrer l’authenticité et la poésie de l’autre. Et inversement. Il en est sorti avec un mot : « kaléidoscope ». Et un petit texte…

« J’en sors tout juste.

Suis secoué.

Un choc.

Une dose si vaste,

Si mosaïquée…

Ça revole partout

Comme dans la lentille à vitrail des enfants.

Ça finit par offrir un tour complet

Sur un réel pointu.

Je sais pas comment le prendre,

Pour en tirer le jus.

Je le sens.

Et c’est beau.

Mais je comprends pas.

Ça glisse entre les yeux.

Et c’est peut-être ce qu’il faut.

Qu’on comprenne moins,

Et qu’on sente plus,

Dans cette zone.

Ça devient trop simple d’en faire des concepts,

Ça devient trop vite des patentes à cerveaux

Que le coeur échappe.

Mon grand étonnement vient aussi de ces idées.

À mettre en commun des miettes.

Pour faire de si grand paysage. »

Fred Pellerin, conteur