Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • Abonnez-vous!
    Connectez-vous

    Du troc culturel au village de Vigneault

    18 août 2014 |Jérôme Delgado | Cinéma
    Catherine Leduc, du groupe Tricot Machine, sera présente aux Rencontres de création de Natashquan.
    Photo: Pedro Ruiz Le Devoir Catherine Leduc, du groupe Tricot Machine, sera présente aux Rencontres de création de Natashquan.

    Sans financement, avec un ratio aussi étonnant d’un artiste pour neuf habitants, les Rencontres de création de Natashquan renouvellent, de leur lointain coin de pays, le modèle du festival artistique. Pour sa deuxième édition, cette réunion multidisciplinaire insiste sur sa spécificité : c’est un « événement donnant-donnant ».

     

    « Nous ne recevons aucune subvention, dit davantage avec fierté qu’avec colère Guillaume Hubermont, agent culturel à la municipalité de Natashquan. Les gens acceptent d’héberger les artistes, d’autres préparent des repas et, en échange, les artistes nous offrent quelque chose, des textes, des photos, des oeuvres… »

     

    Du troc culturel. C’est ce qui prend forme au village natal de Gilles Vigneault, qui compte 250 habitants et qui s’apprête à accueillir en résidence 27 artistes de divers milieux : musique, littérature, arts visuels. Pendant une semaine, ils travailleront, ou en total isolement, ou avec la contribution des Natashquanais.

     

    Catherine Leduc, de Tricot Machine, y sera, Philippe Brach, gagnant en 2013 du Festival en chanson de Petite-Vallée aussi, tout comme Hugo Brochu, contrebassiste, auteur et artiste visuel. Le centre Dare-Dare, lui, enverra de Montréal sa petite délégation d’artistes-performeurs. Chaque jour, ils seront invités à se produire, qui dans une grange, qui au site historique des Galets, qui sur la terrasse du café de l’Échourie.

     

    Les Rencontres de création de Natashquan ont été lancées en 2013 de manière spontanée, pour pallier la fin des activités de la fondation Gilles-Vigneault, qui organisait notamment des ateliers. Guillaume Hubermont souhaite faire désormais du nouvel événement un rendez-vous annuel, sans le faire grossir. Car, déjà, il sait qu’il doit s’adapter en ce qui concerne les objets donnés par les artistes. « Je dois penser à une politique d’acquisition. On se bâtit une collection et on doit la gérer. C’est un magnifique problème », dit-il.

     

    Les Rencontres de création de Natashquan 2014 se tiennent du 18 au 23 août.













    Envoyer
    Fermer

    Articles les plus : Commentés|Aimés
    Abonnez-vous à notre infolettre. Recevez l'actualité du jour, vue par Le Devoir.