Cinéma: Silence s'il vous plaît, ça tourne
Aller au cinéma par soir d'affluence est devenu une véritable pénitence
Bavardages incessants. Bonbons durs qu'on déballe. Téléphones qui sonnent. Chicanes qui éclatent. Pour moi et plusieurs cinéphiles de ma connaissance, aller au cinéma par soir d'affluence est devenu une véritable pénitence. Et depuis que le volume sonore a monté dans les salles, à l'initiative des patrons des multiplexes désireux d'en jeter plein les oreilles aux ados rendus à moitié sourds par leurs baladeurs, la situation s'est aggravée. De fait, la projection du moindre film américain comportant un peu d'action revêt le plus souvent les allures d'une messe en gospel — sans le choeur ni l'harmonie toutefois.
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