Marie Trintignant: un complément d'expertise médicale remis à la justice
Paris — Les lésions qui ont entraîné le décès de Marie Trintignant sont consécutives aux violentes secousses de sa tête et aux coups portés par son compagnon Bertrand Cantat, selon le complément d'expertise médicale qui vient d'être remis à la justice française.
«C'est l'ensemble des traumatismes et surtout les mouvements violents de va-et-vient de la tête qui ont été responsables des lésions mortelles observées», notent le Dr Dominique Lecomte, directrice de l'Institut médico-légal de Paris, et le Dr Walter Vorhauser. Ces derniers ont participé au complément d'expertise qui a été versé lundi au dossier instruit à Paris par la juge Nathalie Turquey, a-t-on appris hier de sources judiciaires.
Les deux médecins estiment que les lésions constatées sur Marie Trintignant sont «compatibles» avec les déclarations du chanteur de Noir Désir devant les enquêteurs, à savoir des gifles du plat ou du dos de la main dans un mouvement violent d'aller-retour.
«Cette expertise confirme totalement les explications fournies par Bertrand Cantat dont il est maintenant prouvé qu'il n'a dit que la vérité», a déclaré son avocat, Me Olivier Metzner.
Cependant, Dominique Lecomte et Walter Vorhauser estiment qu'au regard des lésions observées, le chanteur a donné plus de quatre coups, nombre de gifles qu'il a mentionné lors de ses auditions.
«Ce qui est confirmé, c'est la violence des coups qui l'a tuée», a seulement expliqué Me Georges Kiejman, avocat de la famille Trintignant, qui n'avait pas encore pris connaissance hier de ce rapport.
L'actrice présentait une fracture du nez, consécutive à un coup violent de la main, assimilée par les deux experts à un «battoir», ainsi qu'une entaille de l'arcade sourcilière droite. Celle-ci aurait pu être provoquée, toujours selon les experts, par l'une des bagues du chanteur, mais également par un coup de poing.
Les coups ont entraîné une perte de conscience de l'actrice avant que celle-ci ne tombe dans le coma. «Pour un profane, l'état de coma peut être confondu avec le sommeil, d'autant plus que la respiration est régulière et profonde», observent les deux médecins.
Les analyses toxicologiques n'ont pas relevé la présence de cocaïne ou d'héroïne. Marie Trintignant présentait au moment des faits un taux d'alcoolémie d'un gramme par litre de sang.
L'actrice est décédée à Paris le 1er août à la suite de la deuxième opération pratiquée en France après son rapatriement de Vilnius, en Lituanie.
Une dispute entre l'actrice et le chanteur avait éclaté dans la nuit du 27 juillet dans une chambre de l'hôtel de Vilnius où résidait Marie Trintignant, qui tournait un téléfilm sur la vie de Colette, réalisé par sa mère.
Le rapport devrait être adressé dans les prochains jours à la justice lituanienne et devrait être visé par des experts lituaniens. Bertrand Cantat est poursuivi pour meurtre en Lituanie, une accusation passible d'une peine maximale de 15 ans de réclusion. En France, il est mis en examen pour «violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner» et «non-assistance à une personne en danger».
«C'est l'ensemble des traumatismes et surtout les mouvements violents de va-et-vient de la tête qui ont été responsables des lésions mortelles observées», notent le Dr Dominique Lecomte, directrice de l'Institut médico-légal de Paris, et le Dr Walter Vorhauser. Ces derniers ont participé au complément d'expertise qui a été versé lundi au dossier instruit à Paris par la juge Nathalie Turquey, a-t-on appris hier de sources judiciaires.
Les deux médecins estiment que les lésions constatées sur Marie Trintignant sont «compatibles» avec les déclarations du chanteur de Noir Désir devant les enquêteurs, à savoir des gifles du plat ou du dos de la main dans un mouvement violent d'aller-retour.
«Cette expertise confirme totalement les explications fournies par Bertrand Cantat dont il est maintenant prouvé qu'il n'a dit que la vérité», a déclaré son avocat, Me Olivier Metzner.
Cependant, Dominique Lecomte et Walter Vorhauser estiment qu'au regard des lésions observées, le chanteur a donné plus de quatre coups, nombre de gifles qu'il a mentionné lors de ses auditions.
«Ce qui est confirmé, c'est la violence des coups qui l'a tuée», a seulement expliqué Me Georges Kiejman, avocat de la famille Trintignant, qui n'avait pas encore pris connaissance hier de ce rapport.
L'actrice présentait une fracture du nez, consécutive à un coup violent de la main, assimilée par les deux experts à un «battoir», ainsi qu'une entaille de l'arcade sourcilière droite. Celle-ci aurait pu être provoquée, toujours selon les experts, par l'une des bagues du chanteur, mais également par un coup de poing.
Les coups ont entraîné une perte de conscience de l'actrice avant que celle-ci ne tombe dans le coma. «Pour un profane, l'état de coma peut être confondu avec le sommeil, d'autant plus que la respiration est régulière et profonde», observent les deux médecins.
Les analyses toxicologiques n'ont pas relevé la présence de cocaïne ou d'héroïne. Marie Trintignant présentait au moment des faits un taux d'alcoolémie d'un gramme par litre de sang.
L'actrice est décédée à Paris le 1er août à la suite de la deuxième opération pratiquée en France après son rapatriement de Vilnius, en Lituanie.
Une dispute entre l'actrice et le chanteur avait éclaté dans la nuit du 27 juillet dans une chambre de l'hôtel de Vilnius où résidait Marie Trintignant, qui tournait un téléfilm sur la vie de Colette, réalisé par sa mère.
Le rapport devrait être adressé dans les prochains jours à la justice lituanienne et devrait être visé par des experts lituaniens. Bertrand Cantat est poursuivi pour meurtre en Lituanie, une accusation passible d'une peine maximale de 15 ans de réclusion. En France, il est mis en examen pour «violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner» et «non-assistance à une personne en danger».
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