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    Programmation - Une rétrospective Marcel Ophüls aux 16es RIDM

    24 octobre 2013 |Odile Tremblay | Cinéma
    Les membres de l’équipe des RIDM, Roxanne Sayegh, directrice générale, Charlotte Selb, directrice de la programmation, Daniela Pinna, programmatrice Doc Circuit Montréal (devant), Mila Aung-Thwin, président du C.A., Patricia Bergeron, programmatrice Docs 2.0, et Bruno Dequen, programmateur associé, réunis à la Cinémathèque québécoise mercredi pour leur conférence de presse.
    Photo: Pedro Ruiz - Le Devoir Les membres de l’équipe des RIDM, Roxanne Sayegh, directrice générale, Charlotte Selb, directrice de la programmation, Daniela Pinna, programmatrice Doc Circuit Montréal (devant), Mila Aung-Thwin, président du C.A., Patricia Bergeron, programmatrice Docs 2.0, et Bruno Dequen, programmateur associé, réunis à la Cinémathèque québécoise mercredi pour leur conférence de presse.

    Pour leur 16e édition, les Rencontres internationales du documentaire de Montréal, dites RIDM, s’offrent une alléchante programmation. 135 films en provenance d’une quarantaine de pays, une centaine d’invités, dont Marcel Ophüls, maître incontesté, qui fera l’objet d’une rétrospective. Le cru est dédié aux grands disparus Arthur Lamothe et Michel Brault.

     

    Rappelons que The Square (Al Midam), de la cinéaste égyptienne Jehane Noujaim, couvrant les deux années de contestation place Tahir au Caire, ouvrira le bal le 13 novembre alors que Fermières d’Annie St-Pierre (derrière Jean-Pierre Ronfard : sujet expérimental) le clôturera le 24 novembre, avec une oeuvre penchée sur le Cercle des fermières du Québec.

     

    Parmi les 12 longs métrages en compétition internationale : E agora ? Lembra-me de Joaquim Pinto, cinéaste portugais qui s’est filmé pendant un an durant son traitement contre le VIH (primé à Locarno), Fifi hurle de joie de Mitra Farahani, réalisatrice ayant retrouvé à Rome le vieil artiste iranien Bahman Mohasses, icône au temps du shah, Haricots rouges de l’Algérienne Narimane Mari, posant des métaphores sur une page sombre de l’histoire nationale, Calle López des Mexicains Gerardo Barroso Alcala et Lisa Tillinger, saisissant à Mexico le quotidien des petits travailleurs de rue.

     

    Versant compétition nationale des longs métrages, à surveiller : des films comme Artic Defenders de John Walker, qui remonte ici le cours de la création du Nunavut, Ariel de Laura Bari, portrait du frère de la cinéaste qui a perdu l’usage de ses jambes et s’en construit d’autres. Ou Hi-Ho Mistahey d’Alanis Obomsawin sur l’éducation des autochtones.

     

    Au chapitre des courts et moyens métrages, des oeuvres comme Redemption de Miguel Gomez (derrière Tabou), Letter de Sergei Loznitsa ou The Art of Disappearing de Bartek Konopka et Piotr Rosolowski, sur un prêtre voodoo découvrant la Pologne communiste des années 1980, semblent prometteuses.

     

    En présentations spéciales, des films de maîtres, tel At Berkeley de Frederick Wiseman, L’image manquante, chef-d’oeuvre autobiographique de Rithy Panh (primé à Cannes), Salma de Kim Longinotto sur la poète tamoule Salma, Finding Vivian Maier de John Maloof et Charlie Siskel, sur les traces d’une grande photographe de rue découverte après sa mort, Harry Dean Stanton : Partly Fiction de Sophie Huber, profil du célèbre acteur de Paris, Texas. Au menu aussi :des films signés Avi Mograbi, Lucy Walker et Nicolas Philibert.

     

    Le volet Contre-courant est le plus éclaté du lot, avec entre autres A Masque of Madness de Norbert Pfaffenbichler, sur les visages multiples de Boris Karloff, l’interprète de Frankenstein. Dans la section Territoires : Sans terre, c’est la faim d’Amy Miller aborde le problème mondial de l’accaparement des terres agricoles.

     

    La rétrospective du Franco-Allemand Marcel Ophüls consistera en une rare présentation intégrale de l’oeuvre du cinéaste du Chagrin et la pitié. Avec le producteur John Friedman, il viendra discuter de leur collaboration sur Hôtel Terminus. Parmi les projections-débats, celle de Salma de Kim Longinotto en présence de la poète Salma Rajhati Samsudeen. Depuis la sortie du spectaculaire film Leviathan, le Sensory Ethnography Lab, centre de recherche de Harvard, qui mêle ethnographie visuelle et innovation esthétique, a gagné pleine lumière. Trois de ses principaux cinéastes viendront parler des approches du laboratoire. Par ailleurs, Le pédalier à images, une installation présentée avec le Quartier des spectacles du 8 au 24 novembre, offrira aux passants, dès le crépuscule, l’occasion de pédaler en actionnant la projection de courts films.













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