Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • fermer

    Connexion au Devoir.com

    Mot de passe oublié?
    Abonnez-vous!

    Fantasia: films de genres, genres de films

    Fidèle à ses habitudes, le populaire festival s’est taillé une programmation chamarrée

    15 juillet 2013 | François Lévesque | Cinéma
    Le film sud-coréen The Weight est un poème visuel singulier dans lequel le macabre côtoie l'émotion.
    Photo : Source Fantasia Le film sud-coréen The Weight est un poème visuel singulier dans lequel le macabre côtoie l'émotion.
    Festival international de films Fantasia
    Du 18 juillet au 7 août

    Dès jeudi s’ouvrira à Montréal la 17e édition du festival international de films Fantasia. Au cinéma Impérial, à la Place des Arts, à la Cinémathèque québécoise ou sur la place de la Paix, fantômes, cowboys, samouraïs et morts-vivants défileront, seuls ou en cohorte. Tantôt effrayants, tantôt drôles, parfois les deux, les films qui les mettent en vedette viennent de partout et offrent un bilan complet de l’état de santé mondial du cinéma de genre. Première cuvée de suggestions.


    En provenance d’Italie, Across the River raconte le cauchemar en plein air d’un agent de la faune qui capte d’étranges images sur les caméras qu’il a disposées le long d’un sentier forestier. Au menu : atmosphère lugubre, apparitions et cabane au fond des bois. Un des coups de coeur des programmateurs (26 juillet à 19 h 35 et 30 juillet à 17 h 15, salle J.A. De Sève de l’Université Concordia).


    Très remarqué au festival de Tribeca, Big Bad Wolves oppose un policier désabusé et un enseignant réservé soupçonné d’être l’auteur de meurtres d’enfants. Aussi violent que dérangeant, ce thriller israélien n’est pas sans rappeler Les 7 jours du talion de Podz sur le fond et I Saw the Devil de Kim Jee-woon dans la forme. En présence des réalisateurs Aharon Keshales et Navot Papushado (26 juillet à 21 h 25, Impérial).


    De France arrive Les gouffres, oeuvre insolite ayant concouru à Locarno et mettant en vedette l’imprévisible mais toujours excellent Mathieu Amalric (Le scaphandre et le papillon). Dans une forêt reculée, cinq immenses cavités rocheuses sont découvertes. Fasciné, un spéléologue célèbre plonge au plus profond de l’une d’elles. La comédienne Nathalie Boutefeu présentera le film (24 juillet à 21 h 45, salle J.A. De Sève).


    Présenté en compétition officielle à Sundance ainsi qu’à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes, Magic Magic relate les péripéties inquiétantes d’une jeune Américaine (Juno Temple, de Killer Joe) venue rejoindre sa cousine au Chili. Un hommage à l’oeuvre de Polanski en général et à son méconnu What ? en particulier (22 juillet à 19 h 35, Impérial).


    Une autre sélection de Sundance, l’extravagant Sweetwater jongle avec les codes du western au fil d’un récit halluciné. Vers 1880 dans l’Ouest sauvage, une ancienne prostituée (January Jones) entre en lutte contre un prédicateur malhonnête (Jason Isaacs) et un shérif timbré (Ed Harris) (21 juillet à 19 h, Impérial).


    Aux amateurs d’horreur pure, on recommande le bien nommé Thanatomorphose, sur une jeune artiste dont la vacuité existentielle se traduit par une putréfaction graduelle. Les effets spéciaux merveilleusement répugnants ont été conçus par David Scherer et Rémy Couture. Le réalisateur Éric Falardeau et son équipe seront sur place (22 juillet à 21 h 45, salle J.A. De Sève).


    Surréaliste et chargé de mélancolie, The Weight s’intéresse au sort d’un thanatologue timide et bossu qui se plaît à croire que les dépouilles qu’il maquille amoureusement sont toujours vivantes. Un poème visuel singulier truffé de fulgurances macabres et émouvantes, ce long métrage sud-coréen a raflé plusieurs prix, dont le Queer Lion à la Mostra de Venise (25 juillet à 19 h 30, Impérial).


    Finalement, les cinéphiles nostalgiques ne voudront pas rater le documentaire Rewind This !, qui revient sur l’histoire de la cassette vidéo et son âge d’or durant les années 1980. Le cinéaste Atom Egoyan (Exotica, The Sweet Hereafter) est au nombre des participants (29 juillet à 19 h 30, salle J.A. De Sève).


    D’autres recommandations suivront mercredi, veille de l’ouverture de l’événement. Fantasia se poursuivra jusqu’au 6 août.

    Le film sud-coréen The Weight est un poème visuel singulier dans lequel le macabre côtoie l'émotion. L’actrice britannique Juno Temple joue dans le film de Sebastian Silva Magic Magic, qui relate les péripéties inquiétantes d’une jeune Américaine venue rejoindre sa cousine au Chili.
     
     
    Édition abonné
    La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
     
     












    CAPTCHA Image Générer un nouveau code

    Envoyer
    Fermer
    Articles les plus : Commentés|Aimés
    Articles les plus : Commentés|Aimés
    Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel