À voir à la télévision le samedi 11 octobre - L'amour sur petit écran
Le premier film de Pierre-Paul Renders figure sur cette liste de plus en plus longue de petites réussites cinématographiques provenant de la Belgique et où apparaît à nouveau le nom du scénariste Philippe Blasband, véritable gage de succès et de belles surprises.
Dans Thomas est amoureux, tout se passe entre les quatre coins d'un écran d'ordinateur, fenêtre par laquelle Thomas Thomas (Benoît Verhaert), un agoraphobe du futur, contemple le monde (tout le film est soumis à son seul et unique point de vue), et qu'il maintient à bonne distance. Il s'est emmuré dans son modeste appartement depuis huit ans. Sa mère, son psychothérapeute et des relations passagères, comme Melodie (Magali Pinglaut), poétesse peu portée sur le cybersexe, le considèrent comme un drôle d'oiseau, mais rien n'y fait, l'homme refuse de mettre le nez dehors. Pour se divertir, il utilise les services de Clara, une hôtesse virtuelle qui n'a rien à envier à Lara Croft, et, au fil de ses pérégrinations informatiques, son univers aseptisé se fissure au contact d'Eva (Aylin Yay), une prostituée.
S'il est vrai que rien ne se démode plus vite que la science-fiction, de charmants films fauchés comme Thomas est amoureux ne risquent pas de prendre une ride avant longtemps. Cette fable sur la dislocation des rapports interpersonnels et les pressions sociales qui nous forcent à nous définir uniquement par notre statut social se balade sans cesse entre le rêve et la réalité, l'ironie et l'onirisme. On pourrait croire que le parti pris de Pierre-Paul Renders, sa vision rétrécie et cathodique de cet univers vaguement futuriste, susciterait l'ennui; l'humanité des personnages, leur solitude et même leurs curieuses manies ne cessent de nous étonner. Du début à la film, nous demeurons captifs, fascinés, suspendus aux moindres inflexions de la voix écorchée et triste du fragile Thomas.
Cinéma / Thomas est amoureux
Télé-Québec, 23h30
Dans Thomas est amoureux, tout se passe entre les quatre coins d'un écran d'ordinateur, fenêtre par laquelle Thomas Thomas (Benoît Verhaert), un agoraphobe du futur, contemple le monde (tout le film est soumis à son seul et unique point de vue), et qu'il maintient à bonne distance. Il s'est emmuré dans son modeste appartement depuis huit ans. Sa mère, son psychothérapeute et des relations passagères, comme Melodie (Magali Pinglaut), poétesse peu portée sur le cybersexe, le considèrent comme un drôle d'oiseau, mais rien n'y fait, l'homme refuse de mettre le nez dehors. Pour se divertir, il utilise les services de Clara, une hôtesse virtuelle qui n'a rien à envier à Lara Croft, et, au fil de ses pérégrinations informatiques, son univers aseptisé se fissure au contact d'Eva (Aylin Yay), une prostituée.
S'il est vrai que rien ne se démode plus vite que la science-fiction, de charmants films fauchés comme Thomas est amoureux ne risquent pas de prendre une ride avant longtemps. Cette fable sur la dislocation des rapports interpersonnels et les pressions sociales qui nous forcent à nous définir uniquement par notre statut social se balade sans cesse entre le rêve et la réalité, l'ironie et l'onirisme. On pourrait croire que le parti pris de Pierre-Paul Renders, sa vision rétrécie et cathodique de cet univers vaguement futuriste, susciterait l'ennui; l'humanité des personnages, leur solitude et même leurs curieuses manies ne cessent de nous étonner. Du début à la film, nous demeurons captifs, fascinés, suspendus aux moindres inflexions de la voix écorchée et triste du fragile Thomas.
Cinéma / Thomas est amoureux
Télé-Québec, 23h30
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