À voir à la télévision le vendredi 17 octobre - Sergueï le Terrible
Sergueï Eisenstein affirmait que «le cinéma a pour devoir de saisir par les cheveux le spectateur abasourdi et, d'un geste impérieux, de le mettre face aux problèmes actuels». Pour son premier long métrage de fiction, le documentariste canadien Renny Bartlett a plutôt choisi d'explorer, de manière sobre et délicate, le passé de cette figure légendaire du septième art. Par ses films (Le Cuirassé Potemkine, Octobre, La Ligne générale, Ivan le Terrible, etc.) et ses réflexions théoriques sur le montage, l'enfant terrible du cinéma soviétique va démontrer avec éclat que le cinéma est bien plus que spectacle.
Renny Bartlett scrute la personnalité arrogante et torturée d'un homme ballotté entre ses convictions politiques et ses rêves de gloire. Il illustre la mise au monde artistique d'Eisenstein (Simon McBurney, flamboyant), au contact de l'infatigable metteur en scène Meyerhold (Jonathan Hyde), et l'éveil de ses pulsions homosexuelles envers Grisha (Raymond Coulthard), son assistant devenu vite rival. Eisenstein se lance rapidement dans l'aventure du cinéma, où il se révèle, dès La Grève, en 1924, un véritable magicien qui entrechoque les images pour faire jaillir un sens nouveau. Le triomphe du Cuirassé Potemkine en 1925 sera le sésame pour entrer dans les bonnes grâces de Joseph Staline et servira de pont d'or pour connaître l'Europe et Hollywood, alors que c'est au Mexique qu'il trouvera une paix relative (où il tourne en 1931 un film resté inachevé, Que viva Mexico!), avant un retour difficile à Moscou.
Plus décorative qu'historiquement rigoureuse, cette biographie filmée aurait sûrement déplu au créateur de la théorie du montage des attractions, mais l'hommage à l'artiste est empreint d'admiration, jolie porte d'entrée pour découvrir un univers cinématographique nettement plus ambitieux.
Cinéma / Eisenstein
Artv, 22h
Renny Bartlett scrute la personnalité arrogante et torturée d'un homme ballotté entre ses convictions politiques et ses rêves de gloire. Il illustre la mise au monde artistique d'Eisenstein (Simon McBurney, flamboyant), au contact de l'infatigable metteur en scène Meyerhold (Jonathan Hyde), et l'éveil de ses pulsions homosexuelles envers Grisha (Raymond Coulthard), son assistant devenu vite rival. Eisenstein se lance rapidement dans l'aventure du cinéma, où il se révèle, dès La Grève, en 1924, un véritable magicien qui entrechoque les images pour faire jaillir un sens nouveau. Le triomphe du Cuirassé Potemkine en 1925 sera le sésame pour entrer dans les bonnes grâces de Joseph Staline et servira de pont d'or pour connaître l'Europe et Hollywood, alors que c'est au Mexique qu'il trouvera une paix relative (où il tourne en 1931 un film resté inachevé, Que viva Mexico!), avant un retour difficile à Moscou.
Plus décorative qu'historiquement rigoureuse, cette biographie filmée aurait sûrement déplu au créateur de la théorie du montage des attractions, mais l'hommage à l'artiste est empreint d'admiration, jolie porte d'entrée pour découvrir un univers cinématographique nettement plus ambitieux.
Cinéma / Eisenstein
Artv, 22h
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