L’industrie de l’animation se penche sur son avenir
« Parmi les grandes recommandations unanimes, explique Marie-Claude Beauchamp, on retrouve celle de changer le mode de financement. Il ne doit plus reposer uniquement sur le diffuseur traditionnel, mais inclure des plateformes locales et internationales, comme le Web ou les jeux vidéo. Le marché a changé et il faut élargir l’horizon. Si, par exemple, Télé-Québec doit investir 10 % pour accéder aux Fonds du Canada, mais n’a pas les moyens, on peut prendre une valeur étrangère. Dans notre industrie, c’est révolutionnaire. Ça démontre que la production peut se financer à l’échelle mondiale et non uniquement locale. »
Il a été recommandé aussi que le soutien financier encourage une approche intégrée en terme de développement, de production et d’exploitation de la propriété intellectuelle sur différentes plateformes : jeu vidéo, livre électronique, etc., à l’heure d’aborder les projets avec les bailleurs de fonds. L’instauration d’un crédit d’impôt fondé sur la masse salariale annuelle de l’entreprise en production et service d’animation est suggérée.
Le rapport final de ces états généraux sera prêt dans six ou huit semaines. La SODEC, le Fonds des médias du Canada, Téléfilm et d’autres bailleurs de fonds se sont engagés mercredi à y collaborer.








