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La porte de Cannes s’ouvre pour Sébastien Pilote

23 avril 2013 | Odile Tremblay | Cinéma
Le cinéaste Sébastien Pilote
Photo : Annik MH De Carufel - Le Devoir Le cinéaste Sébastien Pilote

Comme l’avait révélé Le Devoir dans son édition de jeudi dernier, Le démantèlement, deuxième long métrage de Sébastien Pilote après son très apprécié Vendeur, sera lancé au Festival de Cannes, à la 52e Semaine de la critique.


Sébastien Pilote se disait ravi, d’autant plus qu’il trouve son film plus rond, plus accessible que Le vendeur, plus généreux et moins austère aussi, à la fois très triste et feel good movie. Du genre qui plaît au public, mais éloigne parfois les tenants d’un cinéma qui casse les moules. « Peut-être que les festivals vont me bouder », craignait-il lundi. Le cinéaste québécois s’était fait des contacts aux États-Unis, à Sundance où Le vendeur, avec à sa proue Gilbert Sicotte à son summum, avait été présenté et apprécié chez le gros voisin. « J’étais plus connu là-bas qu’en Europe… » Mais voilà, une autre porte s’ouvre.


Changement de continent, donc ! « Et quel beau tremplin ! La Semaine de la critique ne retient que sept films. Gabriel Arcand avait accompagné dans cette section, il y a 40 ans, La maudite galette [de son frère Denys Arcand]. »


Rappelons que le film, tourné dans divers coins du Saguenay -Lac-Saint-Jean, donne la vedette à Gabriel Arcand, en fermier heureux, qui par dévouement pour une de ses filles élevée en princesse et dépensière, vend tout et part vivre dans un petit logement en ville, malgré les hauts cris de son entourage. Lucie Laurier et Sophie Desmarais jouent les filles et Gilles Renaud, l’ami. Johanne-Marie Tremblay et Dominique Leduc sont également de la distribution.


Sophie Desmarais, qui incarne une des deux filles, tient la vedette dans Sarah préfère la course de Chloé Robichaud, présenté de son côté en Sélection officielle à Un certain regard. La jeune comédienne québécoise aura deux raisons de se rendre à Cannes. Pas mal !


Toujours le même film


Sébastien Pilote précise que Le démantèlement puise en partie son inspiration dans Le père Goriot de Balzac et Le roi Lear de Shakespeare, à travers une thématique de l’amour paternel développé à l’excès. Il porte aussi sur le legs, la transmission.


« Chaque cinéaste fait toujours le même film, estime-t-il. Je construis ma Comédie humaine. Le vendeur était un homme qui refusait d’arrêter de travailler, alors que le héros du Démantèlement décide envers et contre tous de s’arrêter. Je n’ai pas voulu tomber dans le misérabilisme, mais dans la nostalgie, oui, car c’est un film qui parle de la fin d’un monde. »


« Gabriel porte Le démantèlement sur ses épaules, commeGilbert Sicotte avant lui Le vendeur. Il est une Formule 1. Mais je ne me suis pas facilité la tâche. On a travaillé aussi avec des milliers de moutons, un chien, des enfants de deux, trois ans… »


Rendez-vous pour lui et une partie de son équipe à Cannes. La Semaine de la critique, la plus ancienne section parallèle du festival, se déroulera sur la Croisette du 16 au 24 mai. Son jury de critiques internationaux est présidé par le cinéaste portugais Miguel Gomes (Tabou).


Les Québécois ne verront pas Le démantèlement avant sa sortie à l’automne.

 
 
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