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La folle journée d’Émilie

20 avril 2013 | François Lévesque | Cinéma
Émilie Bibeau, l’Émilie d’Émilie
Photo : Radio-Canada Émilie Bibeau, l’Émilie d’Émilie

Émilie

Réalisation : Guillaume Lonergan. Scénario : Francis Delfour. Avec Émilie Bibeau, Guillaume Perreault, Jean-François Nadeau, Patrick Hivon, Patrick Drolet, Pascale Bussières, Maude Guérin, Robert Lalonde, Jacques L’Heureux, Josée Deschênes, Didier Lucien.

Émilie : un titre court pour un film exigeant de longues présentations, en l’occurrence une « comédie romantique d’action transmédia », excusez du peu. Laquelle a été précédée dans les derniers mois d’une campagne virtuelle novatrice invitant les internautes à « échanger » avec les personnages par le truchement de quatre courts-métrages interactifs. Au tour maintenant du long-métrage de prendre l’affiche, faisant ainsi évoluer l’aventure du petit écran d’un téléphone intelligent au grand écran d’un cinéma près de chez vous.


Émilie est sur le point de se marier et de s’envoler pour le Maroc avec son futur conjoint, Bruno, un ingénieur bio équitable. Mais voilà que, la veille du départ, elle festoie de son côté et se réveille dans le lit de son ex, Jeff, un acteur qui monte. Mais voilà encore que Mathieu, le confident d’Émilie qui en est également épris, s’ingénie dans les coulisses à ruiner le couple déjà mal en point de la jeune femme. Mais voilà aussi, jamais deux sans trois, que Patrick, l’amoureux du temps de la petite école, quitte sa banlieue et s’en mêle à son tour. Pendant que tout ce beau monde se rate à force de se courir après, les parents de l’un et de l’autre fiancés perdent patience à l’hôtel de ville.


Fruit peut-être de ce que tout fut filmé en même temps, les capsules Internet et le film, la réalisation semble souvent destinée au petit écran avec sa multiplication de plans serrés. L’image, au demeurant soignée, ne respire pas beaucoup. Le scénario, pour sa part, se réclame ouvertement de la farce. Procéder à l’énumération des invraisemblances qui plombent le récit serait donc un exercice futile, en cela que les prétentions minimales d’Émilie ne se situent pas de ce côté-là. On veut faire rire, gras si possible, ce qui se défend. Pensez à un théâtre d’été qui aurait pris les rues d’assaut et vous aurez une bonne idée du ton.


Au diapason, les interprètes amplifient leur jeu afin de flirter avec la caricature requise. Maude Guérin, en mère hyperventilée, et Pascale Bussières, en coiffeuse avec accent, se révèlent à ce chapitre très drôles. Autre histoire de mariage contrarié, Nuit de noces, d’Émile Gaudreault, constitue un bon exemple de film similaire. Si le genre vous plaît…

 
 
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