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Au 335, de Maisonneuve Est - Entre les murs de l’établissement montréalais

13 avril 2013 | Martine Letarte | Cinéma
Ce texte fait partie d'un cahier spécial.
On passe souvent devant, à pied, en vélo ou en auto, on la fréquente pour sa programmation originale ou dans le cadre de festivals ou d’événements spéciaux, mais connaît-on vraiment la Cinémathèque québécoise, ses différents espaces et ses secret? 


Lorsque le Festival du nouveau cinéma et Fantasia ont voulu présenter l’an dernier une rétrospective pour souligner le 100e anniversaire de la société de production et de distribution japonaise Nikkatsu, la Cinémathèque était le seul endroit à Montréal à pouvoir projeter les œuvres rares et anciennes. 

Le système de projection est l’un des trésors qui se cachent derrière les murs de la Cinémathèque. « C’est très compliqué de faire jouer des films d’époque, puisque les bobines de 35 millimètres peuvent déchirer n’importe quand, ou on peut créer des rayures dans l’image », affirme Iolande Cadrin-Rossignol, directrice générale de la Cinémathèque.
 
Pour recevoir des films très anciens, un établissement doit avoir accès à un système de projection conforme aux normes de la Fédération internationale des archives de films. « La Cinémathèque a longtemps été le seul établissement au Canada à être équipé d’un tel système, et maintenant nous sommes deux, avec le TIFF Bell Lightbox à Toronto », précise Mme Cadrin-Rossignol.
 
De nouveaux fauteuils ont aussi été installés en janvier dans la salle Claude-Jutra, qui compte 150 places. « Nous avions les mêmes depuis 30 ans, qui avaient été restaurés, mais nous sommes heureux d’avoir de nouveaux fauteuils très confortables », affirme la directrice générale.
 
La salle Claude-Jutra est largement utilisée par la Cinémathèque pour sa programmation régulière et pour les projections organisées par différents festivals.

À l’étage, on retrouve la salle Fernand-Seguin avec ses 84 sièges. « Elle est davantage consacrée au numérique, précise Iolande Cadrin-Rossignol. On organise également dans cette salle plusieurs classes de maître et des colloques. »
 
La salle multifonctionnelle Norman-McLaren peut, pour sa part, accueillir jusqu’à 450 personnes. « On peut faire des projections sur les quatre faces de la salle, indique la directrice générale. Elle prend différents visages selon les besoins : bar, salle de conférence, salle d’exposition, etc. Nous y accueillons plusieurs œuvres de nouveaux médias. Même si nous travaillons énormément à conserver le patrimoine, nous nous intéressons aussi à ce qui se fait actuellement. »
 
Souci architectural

Adjacent à la salle Claude-Jutra, on retrouve le foyer Luce-Guilbeault, où peuvent se réunir 150 personnes. Ce lieu accueille souvent des gens pour un cocktail ou un lancement. C’est aussi un lieu où la Cinémathèque expose des photographies et des affiches. C’est à cet endroit d’ailleurs qu’on pourra observer dès le 18 avril un cinématographe confectionné par les frères Lumière. « Cette pièce est un don d’un des plus grands bienfaiteurs du cinéma, René Malo [coproducteur du Déclin de l’empire américain]. »

Cet espace communique aussi directement avec le hall d’entrée. « Lorsqu’on entre à la Cinémathèque, la première impression en est une d’espace, décrit Iolande Cadrin-Rossignol. C’est la large fenestration qui donne cette impression. Le lieu est donc aussi intéressant pour des cocktails et différents genres d’événement. On peut y accueillir 150 personnes supplémentaires. »

On retrouve aussi à l’étage la salle de l’exposition permanente, où sera inaugurée prochainement une grande exposition sur les effets spéciaux dans le cinéma, dont Montréal est une plaque tournante.
 
Le café-bar de la Cinémathèque attire pour sa part de nombreux visiteurs et plusieurs travailleurs du Quartier latin pour casser la croûte, boire un café ou un cocktail. Ce café-bar peut accueillir 50 personnes et 70 de plus sur la terrasse en été. On y diffuse également des œuvres audiovisuelles, multimédias et expérimentales.

On doit à la firme Saucier + Perrotte Architectes la transformation de l’ancienne école Jeanne-Mance en la Cinémathèque qu’on connaît aujourd’hui. Les travaux ont été réalisés en 1997 et l’édifice a remporté deux prix importants : celui de l’Ordre des architectes du Québec dans la catégorie « architecture institutionnelle » et le prix du Gouverneur général–Médailles du mérite.

Lorsqu’on analyse le lieu dans ses petits détails, on remarque plusieurs clins d’œil au septième art. « Il y a beaucoup de noir et de gris parce que les architectes se sont inspirés du cinéma qui se passe dans le noir », indique Iolande Cadrin-Rossignol.

Au-dessus de la rampe d’accès à la salle Claude-Jutra, il faut aussi porter attention à l’éclairage. « Il y a des rangées de lumières qui représentent la perforation d’une pellicule ! Ce sont des éléments, bien sûr, que bien des gens ne remarquent pas », raconte Mme Cadrin-Rossignol.

La Cinémathèque est aussi propriétaire de l’ancienne école Saint-Jacques, un lieu qu’elle loue à l’Institut national de l’image et du son (INIS).

Une fréquentation variée

On associe souvent la Cinémathèque à des étudiants en cinéma. « Nous recevons effectivement de nombreux étudiants, mais issus de différentes disciplines, affirme la directrice générale. Nous accueillons aussi des cégépiens, des élèves du secondaire et du primaire. Nous proposons des visites commentées. »

La Cinémathèque accueille un public à la recherche d’une programmation très pointue, mais aussi le grand public, grâce à des événements populaires. Par exemple, cette année, lors de la Nuit blanche, la Cinémathèque a présenté trois films de spectacles rock, des Beatles, de Queen et des Rolling Stones. « C’était plein à craquer », indique Mme Cadrin-Rossignol.

Environ 100 000 personnes visitent la Cinémathèque chaque année.

 
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