Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • Abonnez-vous!
    Connectez-vous

    Médiathèque Guy-L.-Coté - Une bibliothèque privée, mais ouverte au public

    La Médiathèque compte près de 45 000 ouvrages d’une grande diversité documentaire

    13 avril 2013 |Claude Lafleur | Cinéma
    Le fondateur du Ouimetoscope, Léo-Ernest Ouimet (à droite), discute autour d’une caméra Pathé avec le producteur Michel Costom et Guy-L. Coté (au centre), fondateur de la Cinémathèque québécoise.
    Photo: John Daggett coll. Cinémathèque québécoise Fonds Léon H. Bélanger Le fondateur du Ouimetoscope, Léo-Ernest Ouimet (à droite), discute autour d’une caméra Pathé avec le producteur Michel Costom et Guy-L. Coté (au centre), fondateur de la Cinémathèque québécoise.
    Ce texte fait partie d'un cahier spécial.
    Peu d’entre nous savons que la Cinémathèque recèle quantité de petits trésors. Non seulement possède-t-elle les archives personnelles de plusieurs de nos grands cinéastes, mais elle dispose également de la plus imposante collection de films québécois, de même que de riches collections de livres, d’affiches, de photos et d’objets reliés au monde du cinéma et de la télé.

    «Nous avons énormément de matériel qui remonte jusqu’aux années 1920, indique Jean Gagnon, directeur des collections à la Médiathèque Guy-L.-Coté. Nous avons une très très grande collection de films sur DVD, dont beaucoup qu’on ne retrouve nulle part ailleurs. »


    La Médiathèque recèle aussi quantité d’émissions de télévision ainsi qu’une importante collection de téléviseurs. « Il faut savoir que la télévision existe depuis les années 1920, rappelle M. Gagnon, puisqu’on faisait alors de l’expérimentation. Nous avons l’une des plus importantes collections de téléviseurs en Amérique du Nord. »


    La Cinémathèque possède même un véritable joyau du 7e art : un cinématographe Lumière, l’un des premiers projecteurs de film, à l’époque où le projectionniste devait faire défiler le film en tournant une manivelle ! « Nous avons le no 16, soit le 16e appareil fabriqué par les frères Lumière, indique Jean Gagnon. C’est une pièce extrêmement rare puisque, à ma connaissance, il n’y en a aucun autre au Canada. » Ce bijou d’histoire est présentement exposé dans le hall de la Cinémathèque.


    L’apport de Guy L. Coté


    La Cinémathèque a été fondée en 1963 par Guy-L. Coté, cinéaste et cinéphile, qui était aussi un grand amateur de livres. Tout au long de sa vie, il a constitué une collection qui forme à présent la base du fonds de documentation de la bibliothèque de la Cinémathèque. Par conséquent, celle-ci a été nommée en 1997 la Médiathèque Guy-L.-Coté.


    Elle nous permet de consulter une vaste sélection d’ouvrages, toutes époques et provenances confondues, portant sur le cinéma, la télévision, la vidéo et les nouveaux médias. La Médiathèque compte, entre autres, près de 45 000 ouvrages d’une grande diversité : essais, biographies et analyses de films, catalogues, programmes, documentation promotionnelle et technique, études sur les industries télévisuelle et cinématographique, revues de presse, ouvrages de référence, etc.


    « La Médiathèque, très simplement, c’est une bibliothèque “ privée ” mais ouverte au public, relate Jean Gagnon, puisque quiconque peut y venir visionner nos films et consulter nos documents. Toutefois, à la différence d’une bibliothèque publique, nous ne prêtons pas nos livres, ils ne sont disponibles que pour une consultation sur place. C’est en quelque sorte la porte d’entrée des collections de la Cinémathèque. » Soulignons toutefois qu’une interface en ligne, dans le site web de la Cinémathèque, permet d’effectuer des recherches parmi les riches collections.


    « Souvent, ce sont des étudiants qui viennent nous visiter, rapporte le directeur des collections, des étudiants en cinéma, en communication ou en arts, de même que des chercheurs professionnels, dont des journalistes, des historiens et des critiques.Parfois même, des personnes viennent de l’étranger pour consulter nos collections, puisque la Médiathèque est une ressource documentaire importante du cinéma à l’échelle de la planète. »


    Pour Internet


    Jean Gagnon explique aussi que les importantes collections de films dont dispose la Cinémathèque sont entreposées sur la rive sud de Montréal, à Boucherville, de sorte que, « très souvent, le matériel film lui-même n’est pas accessible au grand public ». D’ailleurs, pour visionner un film original, il faut entre autres acquitter les coûts afférents aux services d’un projectionniste, ce qui n’est pas à la portée de toutes les bourses. Cependant, poursuit-il, la Médiathèque possède une vaste collection de films sur DVD. « La majorité de nos films sont québécois ou canadiens, dit-il, bien que nous ayons d’importantes collections internationales. »


    La Médiathèque dispose également d’un certain nombre d’émissions de télé, mais relativement peu qui ont été produites par Radio-Canada. « Si, par exemple, vous rêvez de voir les émissions jeunesse de la Société Radio-Canada, il faut plutôt s’adresser à celle-ci, indique M. Gagnon. Notre mandat est plutôt de collectionner les émissions de télévision faites par le secteur privé. Nous avons ainsi des émissions de TVA, mais également de divers producteurs privés. »


    Soulignons que les collections télévisuelles de la Médiathèque se sont prodigieusement enrichies depuis 2006, soit depuis que les producteurs sont tenus par la loi de déposer une copie de toutes leurs productions vidéo. « Depuis février 2006, tout film, tout vidéo et toute émission de télévision produits au Québec avec l’aide directe ou indirecte de l’État sont assujettis au dépôt légal, précise Jean Gagnon, peu importe le genre : documentaire, fiction, vidéo d’artiste, etc. »


    Par ailleurs, la Médiathèque procède en ce moment à la refonte de son site web, afin de faciliter le repérage de ses formidables ressources. « Internet change beaucoup de choses, observe M. Gagnon. Ainsi, nous constatons que les habitudes de recherche des étudiants consistent à utiliser Google et à conclure que ce qu’ils ne trouvent pas là, eh bien ça n’existe pas ! Nous faisons donc la refonte des collections afin que Google puisse répertorier ce que nous avons. L’un de nos buts, c’est d’être beaucoup plus repérable par les moteurs de recherche. »


    M. Gagnon prévoit que le site web nouvelle version de la Cinémathèque devrait être lancé en février 2014. « Voilà qui clôturera en quelque sorte nos célébrations du 50e anniversaire ! », dit-il joyeusement.

    Le fondateur du Ouimetoscope, Léo-Ernest Ouimet (à droite), discute autour d’une caméra Pathé avec le producteur Michel Costom et Guy-L. Coté (au centre), fondateur de la Cinémathèque québécoise. L’entrepôt de conservation de Boucherville, tel que vu en 1988












    Envoyer
    Fermer

    Articles les plus : Commentés|Aimés
    Articles les plus : Commentés|Aimés
    Abonnez-vous à notre infolettre. Recevez l'actualité du jour, vue par Le Devoir.