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    36e Festival des films du monde - Where the Fire Burns triomphe

    MacPherson de Martine Chartrand remporte la palme du meilleur court métrage

    4 septembre 2012 |Odile Tremblay | Cinéma
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	Une scène du court métrage d’animation MacPherson</div>
    Photo: ONF
    Une scène du court métrage d’animation MacPherson
    Where the Fire Burns, du Turc Ismail Gunes, a triomphé lundi au palmarès du 36e Festival des films du monde. Ce film, qui abordait la problématique des crimes d’honneur, mais aussi la compréhension et la tendresse qui peuvent les contrer, a reçu le Grand Prix des Amériques. Il eut également les faveurs du jury de la critique internationale (FIPRESCI). Mais à la cérémonie de clôture, la plupart des membres du jury étaient déjà repartis, et c’est le Québécois du lot, le comédien Michel Côté, qui remit cette palme.

    Le milieu du cinéma était très clairsemé sur le tapis rouge, mais l’ancien premier ministre Bernard Landry s’était déplacé, ainsi que l’écrivain Dany Laferrière.


    En cette année où les oeuvres québécoises étaient bien peu nombreuses, certaines furent du moins primées. Le merveilleux court métrage de peintures sur verre de Martine Chartrand, MacPherson, racontant l’amitié de Félix Leclerc avec un ingénieur jamaïcain, a non seulement reçu la palme du meilleur court métrage par le jury, mais aussi le prix du meilleur court métrage canadien, décerné par vote public. Quant à Karakara, de Claude Gagnon, sur un enseignant retraité qui cherche un second souffle dans l’archipel d’Okinawa, il fut lauréat d’un prix spécial décerné par la direction du festival : celui de l’ouverture sur le monde. Karakara récolta aussi le coup de coeur du public pour un long métrage canadien offert par la Cinémathèque québécoise, et Claude Gagnon s’est dit ravi d’être associé à cette institution, qui mérite tous les soutiens.


    Étrangement, la direction du festival a créé cette année ses propres prix hors jury : non seulement celui de l’ouverture au monde, mais un autre dédié à la liberté d’expression, décerné au Croate Krsto Papic pour Flower Square, qui exposa le problème de la corruption.


    Le Grand prix spécial du jury est allé ex aequo au kafkaïen Invasion de l’Allemand Dito Tsintsadze, et au plus engagé Miel de Naranjas de l’Espagnol Imanol Uribe, sur l’Andalousie des années 50 sous Franco.


    Quant au laurier de la mise en scène, mérité, il a couronné le vétéran suédois Jan Troell pour The Last Sentence, portrait d’un journaliste suédois antihitlérien durant la Seconde Guerre. Troell a réitéré son amour pour le FFM qui l’a souvent reçu.


    La production Allemagne/Israël Closed Season, de Franziska Schlotterer (lauréat du prix oecuménique), a valu à Brigitte Hobmeier le prix d’interprétation féminine. Elle incarnait, au cours de la dernière guerre, une Allemande déchirée par son amour pour un Juif. Les oeuvres politiques, s’articulant surtout autour du conflit 1939-1945, ont marqué cette édition du festival.


    Karl Merkatz, remarquable en octogénaire frappé par l’amour dans Coming of Age (Anfang 80), des Autrichiens Sabine Hiebler et Gerhard Ertl, repart avec le prix d’interprétation masculine, reçu avec générosité.


    Celui du meilleur scénario couronne le plus échevelé Shanghai Gipsy du Slovène Marko Nabersnik, sur quatre générations de gitans. Quant à celui de la meilleure contribution artistique, il coiffe L’expiation du Russe Alexander Proshkin, sur fond de guerre et de stalinisme.


    Le très agité Wings des Chinois Yazhou Yang et Bo Yang, sur le Pékin moderne, repart avec le prix de l’Innovation en cette édition marquée par la présence d’une grosse délégation chinoise au marché du film.


    Côté court métrage, outre le laurier principal à MacPherson, Le banquet de la concubine, une coproduction France/Canada, a reçu le prix du jury.


    Dans les rangs des premières oeuvres, le zénith d’or est allé à Casadentro de Joanna Lombardi, film péruvien primé aussi par la FIPRESCI, celui d’argent à The Photograph de Maciel Adamec, une production Pologne/Allemagne/Hongrie, et celui de bronze à Dans le noir, du Norvégien Thomas Wangsmo.


    Le prix Glauber Rocha pour le meilleur film d’Amérique latine couronna Avez-vous vu Lupita ? du Chilien Gonzalo Justiniano.


    Le public a accordé la palme du meilleur documentaire à Beauty and the Breast de la Québécoise d’origine polonaise Liliana Komorowska, qui abordait la lutte contre le cancer du sein.


    Le président du FFM, Serge Losique, disant préférer aux discours les images dans les salles obscures, s’est contenté d’annoncer les dates du 37e FFM : du 22 août au 2 septembre 2013. Les polémiques entourant son festival à Montréal ne semblaient pas l’atteindre. Si le grand public fut au rendez-vous, la presse et l’industrie nationale lui font de plus en plus défection.


    Ce 36e Festival des films du monde s’est clôturé sur une note comico-romantique bien ratée. Un bonheur n’arrive jamais seul du Français James Huth (derrière Brice de Nice) met en scène Sophie Marceau et Gad Elmaleh. Ce film s’accroche aux ressorts comiques burlesques du cinéma américain, avec personnages qui trébuchent, gaffent et s’éprennent par-delà les fossés qui les séparent. Le scénario ne tient jamais la route et semble émerger des écrans d’hier. Sophie Marceau en riche empotée, Gad Elmaleh en musicien paumé soi-disant irrésistible, et François Berléand en grincheux jouent sans convaincre. La brève apparition de Robert Charlebois en producteur québécois à Broadway, desservi par des répliques joualisantes à outrance, n’arrangeait pas les choses.













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