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    Cinéma québécois - Floraison automnale

    25 août 2012 |Odile Tremblay | Cinéma
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	Mars et Avril, de Martin Villeneuve, un film d’anticipation dans un Montréal du futur.</div>
    Photo: Alliance Films
    Mars et Avril, de Martin Villeneuve, un film d’anticipation dans un Montréal du futur.
    Avec des œuvres parfois tournées ailleurs qui témoignent d’une ouverture au monde, mais aussi des films explorant les rapports familiaux, la quête éternelle d’identité, le cinéma québécois de l’automne aborde aussi de nouveaux genres : production familiale en 3D, film d’anticipation, etc. Si le premier semestre de 2012 fut souvent décevant et échoua en général à rejoindre son public, on attend une rentrée automnale plus inspirante.
     
    Très attendu cet automne, Inch’Allah, d’Anaïs Barbeau-Lavalette (derrière Le ring), lancé au Festival de Toronto, est le voyage iniatique d’une jeune obstétricienne québécoise (Evelyne Brochu) dans un camp de réfugiés palestiniens en Cisjordanie. (28 septembre)
     
    Poussant sa démarche d’exploration de la conscience humaine, Bernard Émond livre Tout ce que tu possèdes tourné à Québec, lancé d’abord au Festival de Toronto. Patrick Drolet, déjà présent dans La neuvaine, incarne un traducteur et enseignant solitaire qui refuse l’héritage de son père mal acquis mais que son propre passé de père absent rattrape. (2 novembre)
     
    Tourné et coproduit au Japon, Karakara de Claude Gagnon (derrière Kenny et Kamataki) met en scène Gabriel Arcand en professeur retraité de passage en terre nippone qui rencontre une jeune Japonaise (Youki Kudoh) et apprend à se retrouver. En compétition au FFM, le film prend l’affiche le 31 août.
     
    La vallée des larmes de Maryanne Zéhil (derrière De ma fenêtre sans maison) a été tourné au Liban et au Québec. Place à une éditrice de Montréal (Nathalie Coupal) qui, après avoir reçu son récit anonyme, part en quête d’un jeune Palestinien (Joseph Antaki) issu d’un camp de réfugiés libanais. (31 août)
     
    L’affaire Dumont de Podz, à qui on doit 10 1/2 et Les sept jours du talion, est basé sur une saga juridique qui a ébranlé le Québec en 2009. Michel Dumont (ici Marc-André Grondin), accusé, jugé et condamné pour une agression sexuelle qu’il nie, s’éprend d’une mère célibataire (Marilyn Castonguay) convaincue de son innocence. (14 septembre)
     
    Ovni dans notre cinématographie, après son lancement au Festival de Karlovy Vary, le film d’anticipation Mars et Avril de Martin Villeneuve campe son action dans un Montréal du futur. À la distribution : Jacques Languirand, Caroline Dhavernas, Paul Ahmarani et Robert Lepage. (12 octobre)
     
    À travers Columbarium, Steve Kerr aborde le thème récurrent des rapports entre père et fils. En 2008, en pleine crise financière, un financier de Wall Street doit ériger avec son frère un columbarium près du chalet familial québécois. Avec David Boutin, Gilbert Comtois, Maxime Dumontier. (12 octobre)
     
    L’univers littéraire de la grande Anne Hébert avait déjà été porté à l’écran par Claude Jutra dans Kamouraska et par Yves Simoneau dans Les fous de Bassan. Voici que Simon Lavoie (Le déserteur, Laurentie) adapte sa nouvelle Le torrent. Dans la campagne québécoise en 1922, un jeune homme (Victor Trelles Turgeon) que sa mère tyrannique (Dominique Quesnel) consacre à la prêtrise, pris dans un tourbillon de violence domestique, rencontre une femme à deux visages (Laurence Lebœuf). (26 octobre)
     
    Sébastien Rose (derrière La vie avec mon père, Le banquet, etc.) décrit, avec Avant que mon cœur bascule, une adolescente en proie aux remords (Clémence Dufresne-Deslières) après avoir causé par accident la mort d’un homme qui cherchait à l’aider quand elle feignait la détresse. (16 novembre)
     
    Dans Après la neige, Paul Barbeau suit le parcours en partie autobiographique d’un producteur de vidéoclips (joué par lui-même) qui doit fermer sa boîte. Il renoue avec son père et le fils adolescent qu’il a laissé à la garde de la mère. (21 septembre)
     
    Simon Galiéro (Lumières sur la ville) poursuit sa démarche d’exigence sur l’âge mûr entre deux mondes dans La mise à l’aveugle. Une femme récemment retraitée et divorcée (Micheline Bernard), dans un nouveau quartier, troque un passé amer contre un univers qui illumine sa vie. (novembre)
     
    En une deuxième collaboration avec Fred Pellerin après Babine, Luc Picard lance Ésimésac, conte de Saint-Élie-de-Caxton. Place à un personnage sans ombre qui veut sauver son village de la famine. À la distribution : Nicola-Frank Vachon, Luc Picard, Marie Brassard, Gildor Roy, entre autres. (novembre, décembre)
     
    Film de Noël pour toute la famille, Les Pee Wee 3D. L’hiver qui a changé ma vie, d’Éric Tessier, est un premier long-métrage québécois francophone en 3D. Tessier (derrière 5150, rue des Ormes) raconte l’histoire d’un jeune hockeyeur prodige de 12 ans (Antoine Olivier Pilon) qui tente de s’intégrer à une nouvelle équipe de hockey Pee-Wee et fait face à l’hostilité de ses coéquipiers. (21 décembre)

    Documentaires

    Fernand Dansereau, cinéaste de La brunante et de Quelques raisons d’espérer, poursuit sa quête de sens à travers Le vieil âge et le rire. Il explore la relation du rire et de l’âge mûr et tente de retracer l’expérience spirituelle de la sagesse de fin de vie, liée à une grâce souriante. (19 octobre)
     
    De Suzy Cohen, 26 lettres et un philosophe est un abécédaire qui crée la rencontre avec l’œuvre et les idées du philosophe René Schérer. (14 septembre)
     
    À travers Habana, Pedro Ruiz suit un jeune musicien québécois dans son odyssée musicale à La Havane, de retour là-bas après avoir enregistré un disque événement, Les Sessions cubaines (7 septembre). Les admirateurs de Gaston Miron et des 12 hommes rapaillés ne voudront pas manquer Rapailler l’homme d’Antonio Pierre de Almeida (14 septembre). À l’automne aussi : Alphée des étoiles d’Hugo Latulippe (Bacon, le film, Un abécédaire populaire). Le cinéaste suit une petite fille de cinq ans, au développement neurologique compromis, dont les parents se battent pour son intégration en classe régulière.
     
    Dans We Were Children de Tim Wolochatiuk, est exploré le triste héritage des pensionnats amérindiens au Canada (octobre). Paul Émile d’Entremont, à travers Une dernière chance, suit le parcours de cinq demandeurs d’asile qui fuient leur société pour échapper à la violence homophobe (novembre). Le chant des ondes de Caroline Martel tente de percer le mystère des ondes Martenot, méconnu et ultrasensible instrument électronique (novembre).
     
    Du 7 au 18 novembre, place aux Rencontres internationales du documentaire de Montréal (RIDM). Seront présentés en première Les poings de la fierté d’Hélène Choquette (rencontre entre Thaïlande et Birmanie de jeunes boxeurs réfugiés birmans — ensuite en salle) et Ma vie réelle du regretté Magnus Isacsson, sur des jeunes en difficulté dans Montréal-Nord.

    La Cinémathèque québécoise présente, du 3 au 5 octobre, Il y a 50 ans, le court-métrage et, le 7 octobre, Centenaire Louis Hémon-Maria Chapdelaine avec discussions et projection du film de Gilles Carle.
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	Mars et Avril, de Martin Villeneuve, un film d’anticipation dans un Montréal du futur.</div>
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	Ésimésac, de Luc Picard, en collaboration avec Fred Pellerin.</div>
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	Inch’Allah, d’Anaïs Barbeau-Lavalette.</div>
     
     
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