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    Les perles noires de Fantasia

    20 juillet 2012 | François Lévesque | Cinéma
    Intrigant est My Amityville Horror, d’Eric Walter, une première mondiale donnant la parole à Daniel Lutz, qui avait huit ans lorsque sa famille et lui quittèrent en catastrophe la tristement célèbre demeure de Long Island.
    Photo : Fantasia Intrigant est My Amityville Horror, d’Eric Walter, une première mondiale donnant la parole à Daniel Lutz, qui avait huit ans lorsque sa famille et lui quittèrent en catastrophe la tristement célèbre demeure de Long Island.

    Lancée hier, la 16e édition de Fantasia se poursuivra à Montréal jusqu’au 9 août. Parmi les 160 titres proposés, certains se distinguent du fait qu’ils sont l’oeuvre d’auteurs tandis que d’autres piquent la curiosité de par la nature de leurs sujets. Parce qu’il est facile de s’y perdre, et aussi parce qu’on ne peut pas tout voir, voici quelques suggestions visant à faciliter l’élaboration de votre sélection personnelle.

     

    Les incontournables


    Présenté à Cannes plus tôt cette année, 11/25 The Day Mishima Chose His Own Fate, de Kôji Wakamatsu, revient sur le coup d’État raté qui conduisit l’auteur Yukio Mishima à se suicider par seppuku. On revoit le Mishima : A Life in Four Chapters de Paul Schrader juste avant ? Des relents de 1984 émanent du film français Carré blanc, de Jean-Baptiste Léonetti, dans lequel Julie Gayet décide de braver un régime totalitaire insidieux ; récit bien mené, esthétisme froid de circonstance. Une allégorie aussi inquiétante qu’ingénieuse sur le péril des banlieues, Citadel arrive d’Irlande précédé d’échos élogieux. Une réalisation soignée et une atmosphère de plus en plus sinistre sont au nombre des qualités de Columbarium, du Québécois Steve Kerr, qui tire en outre de bonnes interprétations de David Boutin et Maxime Dumontier.


    Avec ses trois histoires post-apocalyptiques tour à tour drôles et désespérées, Doomsday Book marque une première collaboration concluante entre deux cinéastes sud-coréens importants : Kim Ji-woon (Deux soeurs) et Yim Pil-sung (Hansel et Gretel). Autre film à sketchs, V/H/S contient un segment signé Ti West (The House of the Devil, The Innkeepers), l’étoile montante du cinéma d’épouvante américain. Bien que la sienne ait perdu de son lustre, William Friedkin persiste et signe. Après le troublant Bug, le réalisateur de The Exorcist revient avec Killer Joe, un thriller grinçant qui raconte comment un jeune homme désireux de se débarrasser de sa mère en vient à regretter amèrement l’embauche d’un tueur à gages. Après avoir poussé des cris d’horreur, les cinéphiles montréalais pourront hurler de rire devant The Sunflower Hour, une comédie satirique aussi irrévérencieuse que jouissive du jeune cinéaste vancouvérois Aaron Huston. Même s’il se déroule dans le milieu des marionnettistes, ce documenteur ne s’adresse pas aux enfants ! Un vrai documentaire celui-là, We Are Legion - The Story of Hacktivists constitue un visionnement obligatoire, actualité oblige.


    Particulièrement active cette année, la Cinémathèque sera l’hôte d’un hommage au studio japonais Nikkatsu, qui fête ses 100 ans. Tokyo Drifter, de Sejiun Suzuki, et The Profound Desires of the Gods, de Shohei Imamura, seront au nombre des oeuvres projetées dans ce volet présenté conjointement par Fantasia et le Festival du nouveau cinéma.

     

    Les curiosités


    Après la peine, une rêverie cauchemardesque réalisée par le Sherbrookois Anh Minh Truong, intrigue. Intrigant aussi est My Amityville Horror, d’Eric Walter, une première mondiale donnant la parole à Daniel Lutz, qui avait huit ans lorsque sa famille et lui quittèrent en catastrophe la tristement célèbre demeure de Long Island où ils avaient emménagé 28 jours plus tôt. Issu du volet hommage au cinéma philippin, Amok propose une intrigue chorale menée de main de maître. Le cinéaste Lawrence Fajardo a l’oeil pour le détail révélateur, mais sa vision d’ensemble n’en est pas moins limpide, en témoigne son adresse altmanienne à tisser sa trame aux fils narratifs multiples.


    Thriller efficace tablant sur un crescendo implacable, Replicas oppose deux couples, l’un agresseur, l’autre assiégé. Une variation du Funny Games, d’Haneke, qui s’abstient de pontifier. Une concoction originale et visuellement stimulante, Starry Starry Night rend hommage à l’enfance, mais aussi à Van Gogh. Fantastique implicite, menace sourde et suspense onirique se côtoient dans l’inclassable, beau et fascinant Toad Road, de Jason Banker, une autre première mondiale. Bon festival !

    Intrigant est My Amityville Horror, d’Eric Walter, une première mondiale donnant la parole à Daniel Lutz, qui avait huit ans lorsque sa famille et lui quittèrent en catastrophe la tristement célèbre demeure de Long Island. Fantastique implicite, menace sourde et suspense onirique se côtoient dans l’inclassable, beau et fascinant Toad Road, de Jason Banker, une autre première mondiale.
     
     
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