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La fermeture de la CinéRobothèque rebondit aux Communes

7 juin 2012 | Odile Tremblay | Cinéma
Depuis mardi, les remous entourant la fermeture en septembre de la CinéRobothèque et de la salle de l’ONF, rue Saint-Denis, connaissent des rebondissements aux Communes. Les députés du NPD Pierre Nantel, de Longueuil -Pierre-Boucher, et Andrew Cash, de Davenport, ont protesté.

Pierre Nantel demande à James Moore, ministre du Patrimoine, de penser aux conséquences de la fermeture du complexe, au coeur de la vie culturelle montréalaise depuis une vingtaine d’années et très utilisé par les citoyens et les artisans. « Je l’invite à revenir sur sa décision afin de maintenir ouvert ce centre culturel », a-t-il lancé en Chambre.


« Les gens font ces films pour les partager avec les Canadiens et les conservateurs ferment les cinémas qui les présentent. Quel genre de politique est-ce là ? Le gouvernement annulera-t-il ces compressions tout à fait insensées ? » réclamait de son côté le député Andrew Cash.


Mais le secrétaire parlementaire du ministre du Patrimoine canadien, Paul Calandra, leur a apposé des arguments avant tout d’ordre économique. « Nous soutiendrons toujours nos artistes. Nous soutiendrons toujours les collectivités de ce pays qui veulent se joindre à nous pour investir dans les arts et la culture, car nous comprenons à quel point c’est important pour l’économie canadienne », a soutenu le secrétaire parlementaire.


Joint au téléphone, le député néodémocrate Pierre Nantel s’indignait devant ce discours comptable, qui ne reflète en rien la valeur artistique et sociale des films de l’ONF : « Est-ce que le ministre James Moore cherche à consulter et à comprendre avant de demander à son administrateur de faire de pareilles coupes ? demande-t-il. Je dénonce l’opération de charme perpétuelle et le double langage qui sévissent au ministère du Patrimoine. D’un côté, James Moore dit trouver merveilleux Monsieur Lazhar de Philippe Falardeau, de l’autre il coupe dans le berceau même qui a fait naître tous ces talents de cinéastes. Ce ministre est un fin renard qui sait parler aux gens. En réalité, il exécute le sale ouvrage de M. Harper. »


Dialogue de sourds, donc !

 
 
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