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    Outrances scandinaves

    12 mai 2012 |André Lavoie | Cinéma
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	Une scène du film Headhunters</div>
    Photo: AlLiance
    Une scène du film Headhunters

    Headhunters (Hodejegerne)

    Réalisation : Morten Tyldum. Scénario : Lars Gudmestad, Ulf Ryberg, d’après le roman de Jo Nesbo. Avec Aksel Hennie, Nikolaj Coster-Waldau, Synnove Macody Lund. Image : John Andreas Andersen. Montage : Vidar Flataukan. Norvège, 2011, 100 min.

    Plusieurs auront une impression de déjà vu devant Headhunters, mais du même souffle, ils devront s’incliner devant le savoir-faire du cinéaste norvégien Morten Tyldum. Celui-ci est en effet palpable d’un bout à l’autre de cette aventure résolument « over the top », ne s’excusant jamais de ses outrances, faisant d’un gentleman cambrioleur un émule de Rambo. Rien de moins.

    Notre héros cravaté se nomme Roger Brown (Aksel Hennie, une interprétation musclée avec un supplément d’âme) et il affiche un opulent confort matériel. La beauté de son épouse Diana (Synnove Macoby Lund, bien plus qu’une splendeur) est tout autant spectaculaire et son conjoint a du mal à s’imaginer qu’elle puisse s’intéresser à un homme… de sa grandeur, bien plus petit qu’elle. Est-ce que son poste de chasseur de têtes dans une grande entreprise lui permet de s’offrir tout ce luxe ? Son arme secrète, c’est sa dextérité à dérober des tableaux de grande valeur, recrutant ses victimes lors des entrevues d’embauche.


    Les affaires de Roger vont commencer à dérailler lorsqu’il fera la connaissance de Cles (Nikolay Coster-Waldau, un charme ravageur), ancien cadre d’une compagnie néerlandaise de retour à Oslo, visiblement débarqué pour foutre le bordel. Car l’homme est en fait un ancien mercenaire et a vite séduit Diana pour la traîner dans son lit, en plus de posséder un Rubens qui vaut une fortune et que convoite Roger. Aveuglé par sa jalousie, déconcerté devant les malheurs qui s’accumulent autour de lui, le brigand devra apprendre à sauver sa peau plutôt que de décrocher des tableaux.


    Sur un ton ironique et le plus souvent dans de chics intérieurs aseptisés baignés d’une lumière froide, les premières séquences dépeignent le tempérament et les routines d’un héros au sourire machiavélique qui n’aime guère se salir les mains. Le contraste n’apparaît que plus percutant lorsque les coups de fusil commencent à retentir, que les cadavres tombent comme des mouches et que le sang éclabousse les paysages sauvages de la forêt scandinave.


    Plus qu’une simple débauche d’effets spéciaux ou de revirements dramatiques insensés - on ne les compte plus ! -, Headhunters distille un plaisir fébrile que l’on aurait bien tort de snober. Et si vous croyez qu’il y a là matière à remake hollywoodien, vous n’avez pas tort ; d’ici là, mieux vaut apprécier l’original.

    ***

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