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Lyriques vs cyniques

17 mars 2012 | Odile Tremblay | Cinéma
Denys Arcand, alors jeune cinéaste<br />
Photo : Télé-Québec Denys Arcand, alors jeune cinéaste
Hier, sur les ondes de RDI, en rediffusion ce soir à 21h30, Gilles Vigneault venait parler de la transmission du savoir. Survol de carrière, convictions affichées d'un poète ayant depuis toujours tenté de pousser sa société vers le haut en lui insufflant la mémoire brûlante qui l'habite. Utopiste, le barde de Natashquan, qui entonna de sa voix éraillée le rêve d'un pays irréel? Peut-être, mais sa démarche d'espoir, si généreuse, si sympathique, aura enchanté le cœur d'un peuple qui aime mieux se rêver glorieux que «ti-coune» à genoux. Vigneault est un lyrique de haute volée, tout en vent du large et en mots magiques, capable de nous faire croire aux lendemains qui chantent, même quand ils ne chantent plus si fort que ça, réflexion faite.
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