Carole Bouquet à la défense de Téchiné
L'actrice française incarne une femme, aimante et absente, dans Impardonnables, qui sort vendredi en salle
Photo : Source: Metropole
Carole Bouquet sur le plateau d’Impardonnables
Impardonnables a beau avoir été fraîchement accueilli par la critique française, dès son lancement à Cannes en mai dernier, son actrice Carole Bouquet n'en démord pas: «Il s'agit d'un des meilleurs films d'André Téchiné. Une véritable déclaration à la vie. Dite par un homme de 70 ans, c'est bouleversant. D'autant plus que la vie de Téchiné ne fut pas un long fleuve tranqusille. Et puis, j'ai eu un plaisir immense durant trois mois d'été à tourner ce film à Venise.»
Celle qui débuta au cinéma en 1977 auprès de Buñuel dans Cet obscur objet du désir dit adorer les rôles de complexité, de contradictions. La Judith d'Impardonnables qu'elle incarne, agent d'immeubles, est une femme victime de sa beauté, que tous, hommes et femmes, ont convoitée, et qui n'a su s'abandonner à personne. Elle s'éprend d'un écrivain français (André Dussolier) à Venise, lui-même en conflit avec sa fille. Un jeune Vénitien suit Judith à la requête du compagnon jaloux.
«Téchiné sait décrire les tourments de l'âme à travers des personnages extrêmes, et Venise en symbolise tous les labyrinthes.»
Carole Bouquet, qui possède un vignoble en Sicile, parle bien italien, une langue qu'elle dit adorer pour sa musique. «Entre 20 et 30 ans, j'ai tourné des films en Italie. Mais pour Impardonnables, l'action, à l'instar du roman de Djian, devait d'abord se situer sur la côte basque. Comme Téchiné rêvait depuis longtemps de tourner à Venise, il a déplacé le lieu, pour en faire une ville-refuge. Une île ne bouge pas au même rythme que le continent, ce qui apporte une dimension mystérieuse à l'histoire. Cette ville est rassurante aussi. Elle en a tellement vu...»
Carole Bouquet voit dans Impardonnables un vrai film de cinéma et précise adorer les cadrages de Téchiné. «Et tous ces déplacements en bateau, tous ces allers-retours des sentiments, tous ces personnages en filature cherchant à découvrir la vérité d'êtres qui leur échappent, participent à cette respiration filmique.»
***
Odile Tremblay a fait cette entrevue à Paris à l'invitation des Rendez-vous d'Unifrance.
Celle qui débuta au cinéma en 1977 auprès de Buñuel dans Cet obscur objet du désir dit adorer les rôles de complexité, de contradictions. La Judith d'Impardonnables qu'elle incarne, agent d'immeubles, est une femme victime de sa beauté, que tous, hommes et femmes, ont convoitée, et qui n'a su s'abandonner à personne. Elle s'éprend d'un écrivain français (André Dussolier) à Venise, lui-même en conflit avec sa fille. Un jeune Vénitien suit Judith à la requête du compagnon jaloux.
«Téchiné sait décrire les tourments de l'âme à travers des personnages extrêmes, et Venise en symbolise tous les labyrinthes.»
Carole Bouquet, qui possède un vignoble en Sicile, parle bien italien, une langue qu'elle dit adorer pour sa musique. «Entre 20 et 30 ans, j'ai tourné des films en Italie. Mais pour Impardonnables, l'action, à l'instar du roman de Djian, devait d'abord se situer sur la côte basque. Comme Téchiné rêvait depuis longtemps de tourner à Venise, il a déplacé le lieu, pour en faire une ville-refuge. Une île ne bouge pas au même rythme que le continent, ce qui apporte une dimension mystérieuse à l'histoire. Cette ville est rassurante aussi. Elle en a tellement vu...»
Carole Bouquet voit dans Impardonnables un vrai film de cinéma et précise adorer les cadrages de Téchiné. «Et tous ces déplacements en bateau, tous ces allers-retours des sentiments, tous ces personnages en filature cherchant à découvrir la vérité d'êtres qui leur échappent, participent à cette respiration filmique.»
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Odile Tremblay a fait cette entrevue à Paris à l'invitation des Rendez-vous d'Unifrance.
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