Première européenne de La Dame de fer - Meryl Streep défend l'être humain derrière la politicienne
Photo : Agence Reuters Finbarr O’Reilly
Meryl Streep incarne Margaret Thatcher avec panache.
Londres — L'actrice américaine Meryl Streep a foulé le tapis «rouge» — reconverti pour l'occasion en tapis bleu, la couleur du Parti conservateur britannique — hier soir à Londres pour la première européenne de La Dame de fer, où elle incarne Margaret Thatcher.
L'ex-première ministre conservatrice britannique est «quelqu'un qui a marqué son époque. Elle était alors la seule dirigeante femme du monde occidental et sans doute le dirigeant le plus fort de son temps», a expliqué Meryl Streep à son arrivée, sous les applaudissements de centaines de fans rassemblés malgré le vent et la pluie.
Meryl Streep affirme que le fait d'incarner Margaret Thatcher a été un véritable défi, mais que l'expérience l'avait aidée à mieux comprendre les obstacles qu'a dû surmonter la première première ministre de Grande-Bretagne.
«Mais au-delà, ce film était aussi une occasion de jouer le rôle d'une femme à la fin de sa vie» et «il n'y a pas beaucoup de films qui s'intéressent aux vieilles personnes», a poursuivi l'actrice.
Un rôle déconcertant
L'actrice est méconnaissable dans le rôle de la politicienne dans le long métrage La Dame de fer.
La lauréate de deux Oscar signale que ce rôle «était extrêmement déconcertant» puisqu'elle est «originaire du New Jersey».
Mais au cours d'une entrevue, elle a souligné que le fait d'avoir été l'une des 60 femmes parmi les quelque 6000 étudiants qui fréquentaient l'Université Dartmouth l'a aidée à mieux saisir ce que l'ancienne première ministre a vécu.
Le long-métrage suit le parcours de la «Dame de fer», fille d'épicier qui surmonte les obstacles liés à ses origines et à son statut de femme pour conquérir le pouvoir en 1979 jusqu'à sa chute politique humiliante en 1990. Une Margaret Thatcher intransigeante, mais éprise de son époux Denis.
Un troisième Oscar?
Permanente parfaitement laquée, tenues sobres et impeccables, voix de directrice d'école: Meryl Streep, qui s'est documentée en allant notamment à la Chambre des communes britannique, incarne avec panache, selon la critique, probablement le plus contesté des premiers ministres britanniques.
Ce rôle lui a déjà permis d'obtenir une nomination aux Golden Globes et pourrait lui valoir un troisième Oscar.
Elle «a trouvé la femme derrière la caricature», estime le Times. «Seule une actrice de la stature de Streep pouvait saisir l'essence de Thatcher», renchérit le Daily Mail.
Mais si la performance de Meryl Streep, 62 ans, est largement saluée, les critiques sont moins enthousiastes sur le film lui-même, réalisé par la Britannique Phyllida Lloyd, qui avait déjà travaillé avec l'actrice dans Mamma Mia!.
L'histoire est racontée à coups de flash-back de «Maggie», présentée sous les traits d'une vieille femme frappée de démence sénile, maladie révélée par sa fille Carol en 2008.
Meryl Streep est «la grande arme de ce tableau parfois idiot et douteux», estime le Guardian qui y voit «un portrait cruel sur l'âge, la solitude et la décadence».
«Je comprends pourquoi, a déclaré Meryl Streep. Nous sommes terrifiés par la maladie mentale. Mais si Margaret Thatcher avait un problème pulmonaire et que je toussais dans le film, personne n'aurait tiqué. C'est la nature, c'est la vérité. Et il n'y a aucun mal à dire la vérité.»
Toujours selon Meryl Streep, «ce que le film fait de plus provocant est de prendre en considération qu'elle est humaine».
Des proches outrés
Margaret Thatcher, aujourd'hui âgée de 86 ans, «n'est pas atteinte de démence quand je la vois», a assuré hier, dans le Yorkshire Post, son ancien porte-parole Bernard Ingham, qui n'ira pas voir le film.
Les proches de Margaret Thatcher «sont les premières personnes que nous avons invitées à voir le film quand il a été terminé, a fait valoir la réalisatrice sur la BBC. Ils ont décliné cette offre et je peux très bien comprendre qu'ils n'aient pas eu envie de le voir en public».
Le film La Dame de fer prendra l'affiche le 13 janvier dans les salles de cinéma du Québec.
***
Avec l'Associated Press
L'ex-première ministre conservatrice britannique est «quelqu'un qui a marqué son époque. Elle était alors la seule dirigeante femme du monde occidental et sans doute le dirigeant le plus fort de son temps», a expliqué Meryl Streep à son arrivée, sous les applaudissements de centaines de fans rassemblés malgré le vent et la pluie.
Meryl Streep affirme que le fait d'incarner Margaret Thatcher a été un véritable défi, mais que l'expérience l'avait aidée à mieux comprendre les obstacles qu'a dû surmonter la première première ministre de Grande-Bretagne.
«Mais au-delà, ce film était aussi une occasion de jouer le rôle d'une femme à la fin de sa vie» et «il n'y a pas beaucoup de films qui s'intéressent aux vieilles personnes», a poursuivi l'actrice.
Un rôle déconcertant
L'actrice est méconnaissable dans le rôle de la politicienne dans le long métrage La Dame de fer.
La lauréate de deux Oscar signale que ce rôle «était extrêmement déconcertant» puisqu'elle est «originaire du New Jersey».
Mais au cours d'une entrevue, elle a souligné que le fait d'avoir été l'une des 60 femmes parmi les quelque 6000 étudiants qui fréquentaient l'Université Dartmouth l'a aidée à mieux saisir ce que l'ancienne première ministre a vécu.
Le long-métrage suit le parcours de la «Dame de fer», fille d'épicier qui surmonte les obstacles liés à ses origines et à son statut de femme pour conquérir le pouvoir en 1979 jusqu'à sa chute politique humiliante en 1990. Une Margaret Thatcher intransigeante, mais éprise de son époux Denis.
Un troisième Oscar?
Permanente parfaitement laquée, tenues sobres et impeccables, voix de directrice d'école: Meryl Streep, qui s'est documentée en allant notamment à la Chambre des communes britannique, incarne avec panache, selon la critique, probablement le plus contesté des premiers ministres britanniques.
Ce rôle lui a déjà permis d'obtenir une nomination aux Golden Globes et pourrait lui valoir un troisième Oscar.
Elle «a trouvé la femme derrière la caricature», estime le Times. «Seule une actrice de la stature de Streep pouvait saisir l'essence de Thatcher», renchérit le Daily Mail.
Mais si la performance de Meryl Streep, 62 ans, est largement saluée, les critiques sont moins enthousiastes sur le film lui-même, réalisé par la Britannique Phyllida Lloyd, qui avait déjà travaillé avec l'actrice dans Mamma Mia!.
L'histoire est racontée à coups de flash-back de «Maggie», présentée sous les traits d'une vieille femme frappée de démence sénile, maladie révélée par sa fille Carol en 2008.
Meryl Streep est «la grande arme de ce tableau parfois idiot et douteux», estime le Guardian qui y voit «un portrait cruel sur l'âge, la solitude et la décadence».
«Je comprends pourquoi, a déclaré Meryl Streep. Nous sommes terrifiés par la maladie mentale. Mais si Margaret Thatcher avait un problème pulmonaire et que je toussais dans le film, personne n'aurait tiqué. C'est la nature, c'est la vérité. Et il n'y a aucun mal à dire la vérité.»
Toujours selon Meryl Streep, «ce que le film fait de plus provocant est de prendre en considération qu'elle est humaine».
Des proches outrés
Margaret Thatcher, aujourd'hui âgée de 86 ans, «n'est pas atteinte de démence quand je la vois», a assuré hier, dans le Yorkshire Post, son ancien porte-parole Bernard Ingham, qui n'ira pas voir le film.
Les proches de Margaret Thatcher «sont les premières personnes que nous avons invitées à voir le film quand il a été terminé, a fait valoir la réalisatrice sur la BBC. Ils ont décliné cette offre et je peux très bien comprendre qu'ils n'aient pas eu envie de le voir en public».
Le film La Dame de fer prendra l'affiche le 13 janvier dans les salles de cinéma du Québec.
***
Avec l'Associated Press
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

