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    Peu à voir

    27 août 2011 |Odile Tremblay | Cinéma
    Benoît Poelvoorde et Dany Boon dans Rien à déclarer<br />
    Photo: Source Films Séville Benoît Poelvoorde et Dany Boon dans Rien à déclarer
    Rien à déclarer
    Réalisation et scénario: Danny Boon. Avec Benoît Poelvoorde, Dany Boon, Karin Viard, Julie Bernard, Laurent Gamelon. Image: Pierre Aim. Montage: Luc Barnier. Musique: Jean-Baptiste Bonetto, Yves Domenjoud, Olivier Gleze, Philippe Rombi. 105 minutes. France-Belgique.
    Grand succès de salle en France (plus de huit millions d'entrées), mais loin derrière le film précédent de Danny Boon, Bienvenue chez les Ch'tis (20 millions de spectateurs: un phénomène), Rien à déclarer reprend le thème «il faut se comprendre par-delà nos différences» en le situant à la frontière franco-belge. Comédie pour comédie, celle-ci (un duo-duel entre Benoît Poelvoorde et Dany Boon) apparaît beaucoup moins réussie que la précédente, moins tendre aussi.

    L'intrigue se situe en 1993, juste avant le passage à l'euro, entraînant la destruction du poste frontière entre Courquain, en France, et Koorkin, en Belgique. Ça démarre sur des chapeaux de roues dans ce no man's land frontalier insolite, avant de s'épivarder, égarant au fil des scènes les punchs et le rythme.

    D'un côté: Poelvoorde, acteur belge et grande star en France, incarne Ruben, le douanier francophobe; de l'autre: Dany Boon joue le bon douanier français Mathias, qui n'en peut plus des injures de son vis-à-vis mais qui aime la soeur de celui-ci en secret, au point de vouloir faire ami-ami avec ce butor.

    Certaines ressemblances avec Bon cop, bad cop laissent songeur, mais le contexte est bien différent et il s'agit peut-être d'une coïncidence, après tout. Dany Boon s'est mal servi: bon bougre fade et effacé, devant Poelvoorde qui lui vole la vedette en cabotinant dans le rôle du vilain. Un personnage follement raciste. Qui voudrait s'identifier à lui? Et puis Poelvoorde n'a pas pu (ou voulu) retrouver son accent belge, ce qui mine sa crédibilité.

    Leur duo, bientôt en équipe volante dans une bagnole rafistolée pour une prévisible réconciliation après chicanes, aurait pu tenir la route, mais toutes sortes d'intrigues secondaires (dont des épisodes avec Karin Viard en propriétaire de bistro recyclée dans la contrebande) diluent la sauce. On rit parfois, mais peu en définitive, faute d'une mécanique bien huilée et d'émotions soutenues (même l'histoire d'amour ennuie un peu), faute aussi de s'attacher aux personnages. Et si Rien à déclarer a pu séduire le grand public belge et français, mieux au fait du contexte entourant l'unification de l'Europe, les Québécois trouveront peu leurs marques dans les ressorts de cette comédie.


     
     
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