Cinéma - Chorégraphies inspirées sur maigre scénario
Photo : Séville
Mylène St-Sauveur et Nico Archambault dans une scène du film
À retenir
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Sur le rythme
- Réalisation: Charles-Olivier Michaud.
- Scénario: Caroline Héroux.
- Avec Mylène Saint-Sauveur, Nico Archambault, France Castel, Marina Orsini, Paul Doucet.
- Image: Jean-François Lord.
- Montage: Éric Genois.
- Musique: Mario Sévigny.
- 92 min.
Charles-Olivier Michaud, qui nous avait donné une œuvre indépendante dotée d'une vraie signature d'auteur (Snow & Ashes), livre cette fois un film commercial, manifestement de commande, à l'intention d'un public adolescent. Sur un scénario bien naïf, Sur le rythme est pourtant porté par plusieurs chorégraphies intéressantes signées Nico Archambault, car il se veut avant tout un film sur la danse. Dans ce sens, meilleur que Step-up, autre film dansant, il remporte son pari.
À son crédit aussi, une bonne musique, des images intéressantes des zones underground de Montréal, de son quartier chinois, de l'intérieur du beau cinéma Impérial.
La caméra est dynamique, inventive, avec des plans étonnants, parfois à l'épaule, et la direction artistique est excellente. Mais le scénario pose problème.
À travers ce classique passage de l'adolescence à l'âge adulte, les poncifs du genre sont au poste. Une jeune fille incomprise de ses parents veut se consacrer à la danse quand ceux-ci la destinent à la médecine. Sa grand-mère connaît son secret, confidente aussi de son amour naissant pour Marc, appelé à devenir son partenaire de danse, lui-même ancienne flamme de sa copine d'école, qui en prend ombrage. Deuils, déchirures, disputes, rêves poursuivis malgré les obstacles. Rien de nouveau, côté thème.
Paul Doucet n'a pas grand-chose à se mettre sous la dent en père faible, alors que Marina Orsini, en mère frustrée, en rajoute dans l'irascibilité. France Castel fait ce qu'elle peut avec le rôle cliché de la grand-maman compréhensive, mais certaines répliques sombrent dans le ridicule.
Mylène St-Sauveur n'est pas une danseuse; elle a été manifestement entraînée pour le film et une doublure assure le relais quant au reste. Mais pour éviter les décalages de niveau, ses performances sont revues à la baisse et ne sauraient convaincre. Comme son partenaire, Nico Archambault, est danseur de formation et chorégraphe (doté d'ailleurs d'un vrai charisme d'acteur), leur pas de deux paraît inégal. D'autant plus que les autres concurrents en lice pour participer à un important spectacle de danse new-yorkais sont souvent de très haut niveau. Il aurait mieux valu donner le rôle principal à une danseuse plutôt qu'à une actrice, car le film y perd en crédibilité.
Le dénouement trop abrupt, avec des éléments plus que faciles (la mère repentie), n'ajoute guère de crédibilité à cette histoire, qui devrait quand même plaire aux jeunes pour son rythme, sa technique et ses chorégraphies.
À son crédit aussi, une bonne musique, des images intéressantes des zones underground de Montréal, de son quartier chinois, de l'intérieur du beau cinéma Impérial.
La caméra est dynamique, inventive, avec des plans étonnants, parfois à l'épaule, et la direction artistique est excellente. Mais le scénario pose problème.
À travers ce classique passage de l'adolescence à l'âge adulte, les poncifs du genre sont au poste. Une jeune fille incomprise de ses parents veut se consacrer à la danse quand ceux-ci la destinent à la médecine. Sa grand-mère connaît son secret, confidente aussi de son amour naissant pour Marc, appelé à devenir son partenaire de danse, lui-même ancienne flamme de sa copine d'école, qui en prend ombrage. Deuils, déchirures, disputes, rêves poursuivis malgré les obstacles. Rien de nouveau, côté thème.
Paul Doucet n'a pas grand-chose à se mettre sous la dent en père faible, alors que Marina Orsini, en mère frustrée, en rajoute dans l'irascibilité. France Castel fait ce qu'elle peut avec le rôle cliché de la grand-maman compréhensive, mais certaines répliques sombrent dans le ridicule.
Mylène St-Sauveur n'est pas une danseuse; elle a été manifestement entraînée pour le film et une doublure assure le relais quant au reste. Mais pour éviter les décalages de niveau, ses performances sont revues à la baisse et ne sauraient convaincre. Comme son partenaire, Nico Archambault, est danseur de formation et chorégraphe (doté d'ailleurs d'un vrai charisme d'acteur), leur pas de deux paraît inégal. D'autant plus que les autres concurrents en lice pour participer à un important spectacle de danse new-yorkais sont souvent de très haut niveau. Il aurait mieux valu donner le rôle principal à une danseuse plutôt qu'à une actrice, car le film y perd en crédibilité.
Le dénouement trop abrupt, avec des éléments plus que faciles (la mère repentie), n'ajoute guère de crédibilité à cette histoire, qui devrait quand même plaire aux jeunes pour son rythme, sa technique et ses chorégraphies.
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