Entretien - Denis Villeneuve, cap sur tous les possibles
Il était honoré hier, lors du souper annuel de l'Association des propriétaires de cinémas et de cinéparcs du Québec, aux côtés de Michael Kennedy, le vice-président de Filmed Entertainment pour Cineplex, à l'hôtel Sheraton de Laval. Denis Villeneuve en aura reçu des prix et des honneurs, depuis le triomphe de son Incendies...
Belle occasion de lui faire parler du film Prisoners, qu'il est appelé à diriger aux États-Unis. Embauché par Warner Bros, il avait pris le relais de Bryan Singer et d'Antoine Fuqua, invités d'abord à prendre la barre du film.
Prisoners, thriller sur un scénario d'Aaron Guzilowski, aura pour cadre la ville de Boston, où un père cherche sa fille kidnappée. Estimant que l'enquêteur se traîne les pieds, il prendra en otage le suspect. Mark Wahlberg et Leonardo DiCaprio, pressentis pour le rôle du père, et Christian Bale, pour celui de l'enquêteur, ont décliné.
«Au départ, je trouvais le thème trop dur, explique Denis Villeneuve, parce qu'il aborde la torture. Mais j'ai finalement accepté. Il est courant aux États-Unis que les films passent d'une main à l'autre. En ce moment, on est en plein casting. Aucun acteur n'est confirmé et je devrais recevoir des nouvelles d'ici quelques jours. Ce sont des noms relativement connus. Si ces acteurs ne sont pas disponibles, on recommencera l'exercice. On devrait tourner en novembre ou en janvier. Mais ce n'est pas parce que j'ai dit oui que le film va se faire avec moi. Il faut que les interprètes m'intéressent. Après, on verra.»
Villeneuve se dit conscient qu'Hollywood roule à deux vitesses. D'un côté, les films à gros budgets comme Prisoners, où il ne pense pas obtenir le final cut (montage final). «C'est une grosse machine dotée d'un budget d'une cinquantaine de millions. Ce qui est énorme pour moi, moins pour eux.»
Versant création, Incendies lui a valu la rencontre aussi de producteurs derrière des films d'Iñárritu ou du Brokeback Mountain d'Ang Lee, intéressés aux griffes d'auteurs, qui lui ont demandé de leur proposer quelque chose de son cru. «J'aimerais bien faire faire un film à moi aux États-Unis, un projet semi-indépendant, que je scénariserais, mais la plupart de mes longs métrages seront encore tournés au Québec.»
Il a du pain sur la planche pour les cinq ou six prochaines années, mijote avec le Canada anglais une adaptation d'un roman du Portugais José Saramago, L'Autre comme moi. «Sans compter un projet français, assez costaud, dont je ne peux dévoiler la teneur. Au Québec, j'ai deux idées de films très embryonnaires. Sur le lot, deux ou trois projets devraient se concrétiser. Mais j'ai surtout envie de me retrouver devant mon ordinateur et d'écrire mes propres histoires.»
Incendies a changé sa vie professionnelle à un point qu'il n'aurait jamais pu imaginer. «Le film tient encore l'affiche dans une dizaine de pays. Sur la scène internationale, il devrait engranger entre 15 et 20 millions au box-office. On rembourse l'investissement initial. Ce qui est énorme au Québec.»
Chose certaine, même s'il abandonnait Prisoners, Denis Villeneuve se déclare certain de tourner un film en 2012.
Belle occasion de lui faire parler du film Prisoners, qu'il est appelé à diriger aux États-Unis. Embauché par Warner Bros, il avait pris le relais de Bryan Singer et d'Antoine Fuqua, invités d'abord à prendre la barre du film.
Prisoners, thriller sur un scénario d'Aaron Guzilowski, aura pour cadre la ville de Boston, où un père cherche sa fille kidnappée. Estimant que l'enquêteur se traîne les pieds, il prendra en otage le suspect. Mark Wahlberg et Leonardo DiCaprio, pressentis pour le rôle du père, et Christian Bale, pour celui de l'enquêteur, ont décliné.
«Au départ, je trouvais le thème trop dur, explique Denis Villeneuve, parce qu'il aborde la torture. Mais j'ai finalement accepté. Il est courant aux États-Unis que les films passent d'une main à l'autre. En ce moment, on est en plein casting. Aucun acteur n'est confirmé et je devrais recevoir des nouvelles d'ici quelques jours. Ce sont des noms relativement connus. Si ces acteurs ne sont pas disponibles, on recommencera l'exercice. On devrait tourner en novembre ou en janvier. Mais ce n'est pas parce que j'ai dit oui que le film va se faire avec moi. Il faut que les interprètes m'intéressent. Après, on verra.»
Villeneuve se dit conscient qu'Hollywood roule à deux vitesses. D'un côté, les films à gros budgets comme Prisoners, où il ne pense pas obtenir le final cut (montage final). «C'est une grosse machine dotée d'un budget d'une cinquantaine de millions. Ce qui est énorme pour moi, moins pour eux.»
Versant création, Incendies lui a valu la rencontre aussi de producteurs derrière des films d'Iñárritu ou du Brokeback Mountain d'Ang Lee, intéressés aux griffes d'auteurs, qui lui ont demandé de leur proposer quelque chose de son cru. «J'aimerais bien faire faire un film à moi aux États-Unis, un projet semi-indépendant, que je scénariserais, mais la plupart de mes longs métrages seront encore tournés au Québec.»
Il a du pain sur la planche pour les cinq ou six prochaines années, mijote avec le Canada anglais une adaptation d'un roman du Portugais José Saramago, L'Autre comme moi. «Sans compter un projet français, assez costaud, dont je ne peux dévoiler la teneur. Au Québec, j'ai deux idées de films très embryonnaires. Sur le lot, deux ou trois projets devraient se concrétiser. Mais j'ai surtout envie de me retrouver devant mon ordinateur et d'écrire mes propres histoires.»
Incendies a changé sa vie professionnelle à un point qu'il n'aurait jamais pu imaginer. «Le film tient encore l'affiche dans une dizaine de pays. Sur la scène internationale, il devrait engranger entre 15 et 20 millions au box-office. On rembourse l'investissement initial. Ce qui est énorme au Québec.»
Chose certaine, même s'il abandonnait Prisoners, Denis Villeneuve se déclare certain de tourner un film en 2012.
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