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    Double cheminement

    18 mars 2011 |Odile Tremblay | Cinéma
    À travers des archives trouvées à Langres, à Montréal et ailleurs, et un parcours de la cinéaste narratrice dans ces villes, Annabel Loyola remonte le temps, avec des interprètes parfois.<br />
    Photo: Annabel Loyola À travers des archives trouvées à Langres, à Montréal et ailleurs, et un parcours de la cinéaste narratrice dans ces villes, Annabel Loyola remonte le temps, avec des interprètes parfois.
    La Folle Entreprise: sur les pas de Jeanne Mance
    Réalisation, scénario, caméra et narration: Annabel Loyola.
    Montage: Michael Roy.
    Au Musée des Hospitalières de l'Hôtel-Dieu de Montréal, le 20 mars et les deux dimanches suivants. 58 min.

     
    Annabel Loyola, tout comme Jeanne Mance, est née et a grandi dans la ville française de Langres, aux confins de la région champenoise. Toutes deux, à des siècles d'intervalle, ont vécu à Paris avant de partir au Québec.

    Ce double cheminement a inspiré à Annabel Loyola ce film à la fois historique et personnel, qui possède le mérite de mieux nous faire comprendre le rôle crucial (quoique mésestimé) de cette infirmière célibataire, qui brava les mers et les épreuves pour s'établir à Montréal en 1642. Le gouverneur Paul Chomedey de Maisonneuve l'avait chargée de s'occuper «des choses du dedans», à l'intérieur des infrastructures en somme, quand lui-même s'attaquait aux murs extérieurs: fortifications en compagnie.

    À travers des archives trouvées à Langres, à Montréal et ailleurs, et un parcours de la cinéaste narratrice dans ces villes, Annabel Loyola remonte le temps, avec des interprètes parfois. Elle démontre à quel point Jeanne Mance, qui fut plus tard épaulée par Marguerite Bourgeois, s'est démenée pour aider à fonder Montréal, donnant même l'argent de sa bienfaitrice parisienne Angélique de Bullion à Maisonneuve pour qu'il ramène 100 colons de France, faute de quoi la bourgade n'aurait pu survivre aux attaques des Iroquois.

    Plusieurs témoignages, dont ceux très éclairants de l'historien Jacques Lacourcière, de soeur Thérèse Payer, directrice du Centre Jeanne-Mance, de Jean-Paul Pizelle, président de l'Association Langres-Montréal-Québec, étayent le parcours de Jeanne Mance. On découvre aussi que la métropole s'était voulue au départ une cité humaniste, privilégiant le partage, l'amour de l'autre et l'absence d'inégalités sociales. Force est de constater que cet idéal s'est désintégré ici au fil du temps...

     












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