Lettres - Domination québécoise
La pluie de récompenses et de nominations obtenues par nos artisans à l'étranger est venue non seulement témoigner de la grande qualité de nos films, mais surtout rappeler avec conviction qu'en matière de 7e art, la cinématographie québécoise domine largement la concurrence dans le reste du pays.
La dernière soirée des Génie a été révélatrice en ce sens. Bien loin de l'idée d'une «propagande fédéraliste» soutenue par certains observateurs, cette soirée a été l'occasion renouvelée de reconnaître (difficilement) la suprématie québécoise. Bien sûr, le ROC compte toujours dans ses rangs de très grands réalisateurs, les vieux routiers David Cronenberg, Atom Egoyan et Guy Maddin en première ligne, mais la triste réalité est celle-ci: aujourd'hui, la relève est quasi inexistante et le cinéma canadien-anglais peine à trouver le succès public ou critique.
Chez nous, évidemment, rien n'est parfait, nous ne faisons pas que des chefs-d'oeuvre, L'Appât et Le Poil de la bête en sont de bons exemples. Par contre, nous avons su, avec le temps, nous bâtir une filmographie très enviable, qui ne ressemble qu'à elle-même et qui détient une reconnaissance internationale de plus en plus grande. C'est à croire que d'ici quelques années, lorsque les réalisateurs vétérans de l'autre solitude laisseront au vestiaire leur caméra 35 mm, le Canada ne pourra compter presque uniquement que sur le Québec pour faire rayonner le cinéma canadien. Bref, la domination québécoise en sera plus flagrante.
***
Étienne Boudou-Laforce - Québec, le 14 mars 2011
La dernière soirée des Génie a été révélatrice en ce sens. Bien loin de l'idée d'une «propagande fédéraliste» soutenue par certains observateurs, cette soirée a été l'occasion renouvelée de reconnaître (difficilement) la suprématie québécoise. Bien sûr, le ROC compte toujours dans ses rangs de très grands réalisateurs, les vieux routiers David Cronenberg, Atom Egoyan et Guy Maddin en première ligne, mais la triste réalité est celle-ci: aujourd'hui, la relève est quasi inexistante et le cinéma canadien-anglais peine à trouver le succès public ou critique.
Chez nous, évidemment, rien n'est parfait, nous ne faisons pas que des chefs-d'oeuvre, L'Appât et Le Poil de la bête en sont de bons exemples. Par contre, nous avons su, avec le temps, nous bâtir une filmographie très enviable, qui ne ressemble qu'à elle-même et qui détient une reconnaissance internationale de plus en plus grande. C'est à croire que d'ici quelques années, lorsque les réalisateurs vétérans de l'autre solitude laisseront au vestiaire leur caméra 35 mm, le Canada ne pourra compter presque uniquement que sur le Québec pour faire rayonner le cinéma canadien. Bref, la domination québécoise en sera plus flagrante.
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Étienne Boudou-Laforce - Québec, le 14 mars 2011








