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    Lettres - Des chansons en anglais dans les films québécois

    15 mars 2011 |Claude Bachand - Laval, le 13 mars 2011 | Cinéma
    En cette semaine de la présentation du 13e gala des Jutra, il me semble important de dénoncer l'utilisation abusive de chansons en anglais dans de plus en plus de films québécois.

    Pourquoi y a-t-il tant de chansons en anglais dans les films d'ici? Ce n'est pas la première fois que je remarque cet étrange phénomène qui touche même nos téléséries préférées.

    Vendredi dernier, nous partons en famille pour assister à la première du film French Kiss dans lequel jouent des comédiens que nous aimons beaucoup. Tout se déroule bien, jusqu'au générique qui est accompagné... d'une chanson en anglais. Pourquoi? La chanson du générique final est d'une importance vitale: c'est un rappel, c'est le reflet de l'atmosphère du film, l'air et les paroles dont on va se souvenir, qu'on va associer au titre et au film lui-même. Par exemple, la chanson Il était une fois des gens heureux sera toujours intimement liée au merveilleux film Les Plouffe de Gilles Carle. Le réalisateur de French Kiss, Sylvain Archambault, n'a-t-il trouvé aucun compositeur francophone au Québec capable de composer une chanson valable pour le générique? Est-ce un choix délibéré? Pour conquérir le public anglophone? J'espère qu'on va m'expliquer et qu'on ne me répondra pas que l'auteur de la chanson du générique est un Québécois: je le sais, mais ce n'est pas là mon propos.

    Je ne comprends pas et je suis profondément déçu de nos élites québécoises qui ont le devoir de proclamer partout et bien fort qu'il y a un cinéma québécois de qualité et de magnifiques chansons qui se font ici en français. Nos élites intellectuelles ont-elles encore confiance en leur langue maternelle ou croient-elles que l'anglais présente désormais un reflet plus moderne et plus juste des réalités d'aujourd'hui?

    ***

    Claude Bachand - Laval, le 13 mars 2011
     
     
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