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    Lettres - La censure bien-pensante

    14 mars 2011 |Jana Havrankova - Saint-Lambert, le 10 mars 2011 | Cinéma
    «Une étude déplore la présence du tabac dans les films québécois en 2010», pouvait-on lire dans Le Devoir du 10 mars. Ainsi, le film québécois Les Amours imaginaires s'est vu décerner le prix Cendrier pour avoir montré de nombreuses scènes où les protagonistes fumaient la cigarette. Je ne minimise pas les effets nocifs bien documentés de la cigarette ni la plausibilité que le visionnement des fumeurs sympathiques à l'écran puisse encourager les jeunes à fumer, ce que laissent entendre certaines études. Je me demande toutefois où les bien-pensants comptent s'arrêter pour protéger le public des influences néfastes. Il n'y a pas de doute: le cinéma, surtout américain, carbure aux images fortes, aux situations extrêmes et aux personnages avec des comportements parfois douteux.

    Ainsi, devrions-nous défendre aux jeunes de voir les films où la vitesse des poursuites en automobile dépasse 50 km/h dans les villes et 100 km/h sur les autoroutes? Éliminer des écrans toute consommation d'alcool et de drogues? Peser les acteurs pour ne montrer que ceux dont l'indice de masse corporel se situe entre 19 et 25 pour ne pas promouvoir la maigreur ou l'embonpoint? Gommer la malbouffe des écrans?

    Évidemment, aucune violence physique ou verbale ne serait tolérée. Cette année, pour ne mentionner que les films en lice aux Oscar, il eût fallu éliminer Black Swan (ballerine trop maigre), Incendies, The Fighter, True Grit, Biutiful (violence), Inception (vitesse excessive et violence). King's Speech aurait peut-être été acceptable, mais il me semble que le roi n'a pas toujours été poli avec son thérapeute... Peut-on se prononcer contre le désir vertueux de ne pas montrer à l'écran les comportements indésirables? Je crois que oui lorsque la vertu devient censure et interfère avec la libre création.

    ***

    Jana Havrankova - Saint-Lambert, le 10 mars 2011
     
     
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