Le sort d'eXcentris fait toujours l'objet de négociations
Le cinéma Parallèle suspendait hier ses activités, mais il pourrait renaître si sa proposition d'achat du complexe se concrétisait
La date butoir du 31 décembre, qui devait sceller le sort du complexe eXcentris, devrait être reportée, car les négociations sur le rachat du complexe par le Parallèle auraient toujours cours, a appris Le Devoir, par-delà le refus de son propriétaire, Daniel Langlois, d'accepter l'offre de prêt qui lui a été faite par la Société de développement des entreprises culturelles(SODEC).
Le fondateur et grand manitou d'eXcentris acceptait de vendre les espaces cinématographiques pour 6 millions de dollars (plutôt que pour leur valeur établie de 14 millions) et sa proposition expirait en cette fin d'année 2010.
La programmation du Parallèle se terminera le 4 février. Reste à savoir quand l'unique salle d'eXcentris à avoir conservé ses activités cinématographiques après la réorientation de 2009 pourra se remettre en selle. Le sort du complexe voué au cinéma indépendant, très apprécié des cinéphiles, dépend de la volonté politique.
Les négociations actuelles se feraient surtout entre François Macerola, président de la SODEC et responsable du dossier eXcentris, Christian Yaccarini, de la Société de développement Angus (SDA) et président du conseil d'administration du Parallèle, et Daniel Langlois. À la suite d'interventions, venues entre autres d'instances municipales, les ponts ne seraient point rompus entre les dirigeants du Parallèle et différents intervenants gouvernementaux appelés à appuyer le dossier.
Christian Yaccarini confirme la poursuite active des discussions: «Nous sentons une réelle volonté de sauver le Parallèle et surtout de lui donner les moyens de se déployer», a-t-il déclaré au Devoir, ajoutant qu'il avait bon espoir d'obtenir une prolongation de l'offre de Daniel Langlois. «Depuis un an que je travaille sur ce projet avec lui, c'est davantage une relation de partenaire que d'acheteur-vendeur que nous avons établie. Mais il y a aussi le volet affaires. Le Parallèle ne pourrait continuer à fonctionner en n'ayant comme seule source de revenus que 50 % des recettes, l'autre moitié allant aux distributeurs, pour une salle de 90 personnes. Mais avec ce qui se passe en ce moment, nous espérons voir un dénouement heureux d'ici la fin de janvier.»
Christian Yaccarini a refusé de parler chiffres, mais Le Devoir a appris que le Parallèle a reçu un don d'un million de dollars d'un mécène qui désire garder l'anonymat. Il ne manquerait plus désormais, selon nos sources, que 2,5 millions pour compléter le financement. Avec un prêt de 7 millions, le Parallèle estime pouvoir acquérir les trois salles du complexe ainsi que le restaurant, en plus de pouvoir construire deux petites salles supplémentaires dans la cour intérieure pour les films en fin de course. Un sérieux plan d'affaires lui permettrait ensuite de rouler sans aide supplémentaire de l'État. Plusieurs trouvent aberrant qu'une somme aussi faible que 2,5 millions pour un projet de cette envergure ne puisse être fournie par un ou des amis de la culture, dans un Québec en manque de salles de cinéma vouées aux films d'auteur.
Le fondateur et grand manitou d'eXcentris acceptait de vendre les espaces cinématographiques pour 6 millions de dollars (plutôt que pour leur valeur établie de 14 millions) et sa proposition expirait en cette fin d'année 2010.
La programmation du Parallèle se terminera le 4 février. Reste à savoir quand l'unique salle d'eXcentris à avoir conservé ses activités cinématographiques après la réorientation de 2009 pourra se remettre en selle. Le sort du complexe voué au cinéma indépendant, très apprécié des cinéphiles, dépend de la volonté politique.
Les négociations actuelles se feraient surtout entre François Macerola, président de la SODEC et responsable du dossier eXcentris, Christian Yaccarini, de la Société de développement Angus (SDA) et président du conseil d'administration du Parallèle, et Daniel Langlois. À la suite d'interventions, venues entre autres d'instances municipales, les ponts ne seraient point rompus entre les dirigeants du Parallèle et différents intervenants gouvernementaux appelés à appuyer le dossier.
Christian Yaccarini confirme la poursuite active des discussions: «Nous sentons une réelle volonté de sauver le Parallèle et surtout de lui donner les moyens de se déployer», a-t-il déclaré au Devoir, ajoutant qu'il avait bon espoir d'obtenir une prolongation de l'offre de Daniel Langlois. «Depuis un an que je travaille sur ce projet avec lui, c'est davantage une relation de partenaire que d'acheteur-vendeur que nous avons établie. Mais il y a aussi le volet affaires. Le Parallèle ne pourrait continuer à fonctionner en n'ayant comme seule source de revenus que 50 % des recettes, l'autre moitié allant aux distributeurs, pour une salle de 90 personnes. Mais avec ce qui se passe en ce moment, nous espérons voir un dénouement heureux d'ici la fin de janvier.»
Christian Yaccarini a refusé de parler chiffres, mais Le Devoir a appris que le Parallèle a reçu un don d'un million de dollars d'un mécène qui désire garder l'anonymat. Il ne manquerait plus désormais, selon nos sources, que 2,5 millions pour compléter le financement. Avec un prêt de 7 millions, le Parallèle estime pouvoir acquérir les trois salles du complexe ainsi que le restaurant, en plus de pouvoir construire deux petites salles supplémentaires dans la cour intérieure pour les films en fin de course. Un sérieux plan d'affaires lui permettrait ensuite de rouler sans aide supplémentaire de l'État. Plusieurs trouvent aberrant qu'une somme aussi faible que 2,5 millions pour un projet de cette envergure ne puisse être fournie par un ou des amis de la culture, dans un Québec en manque de salles de cinéma vouées aux films d'auteur.
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